Le Préraphaélisme

Publié le Publié dans Mouvements picturaux figuratifs

Le préraphaélismeLe Préraphaélisme est un mouvement spécifique à la peinture anglaise du début de l’ère victorienne, Comme en France, où de nombreux mouvements (naturalisme, réalisme, romantisme…) dénoncent l’’inertie académique, tels les nazaréens en Allemagne qui les ont d’ailleurs inspirés (mouvement pictural datant de 1810), Celui-ci témoignent d’une curiosité juvénile et d’une recherche plus imaginative et idéaliste que véritablement pertinente. Il tente de rediriger la peinture vers une source plus authentique, de remonter l’histoire pour y trouver de nouvelles références, libres de tous faux-semblants académiques. L’art médiéval est alors considéré comme un modèle de probité et de liberté artistique, avec une tendance fortement religieuse, et donc très controversée dans une Angleterre puritaine. Il fallait aimer ce qui est sérieux, direct et sincère dans l’’art du passé et au contraire rejeter ce qui est conventionnel, auto-complaisant et appris dans la routine, et le plus important, produire des peintures et sculptures « absolument belles » ! Le dessin devait être minutieux, privilégiant les détails (même jusqu’à outrance : les vignes, les oiseaux, la symbolique religieuse…); les couleurs vives et tonales sont souvent simples et franches, la réalité des personnages est préconisée dans une exécution lisse. Ils limitent les effets de profondeur et de volumes avec peu de jeux d’ombres et de lumière, Ce mouvement fut influencé également par le caractère littéraire et nationaliste du mouvement néogothique défendu par John Ruskin, alors, critique d’art et théoricien victorien et l’un des seuls défenseurs de ce mouvement pictural mort-né. Il publia en 1843 un ouvrage « Modern painters » où il placera l’art primitif au sommet de sa hiérarchie, puis les nazaréens dans la foulée de sa vision (peinture simple, porteuse de message, rigueur morale absolue…).

Le groupe des préraphaélites:
Dès 1840, (les précurseurs) Ford Madox Brown & William Dyce répercute ce mouvement des « nazaréens » en Angleterre, sans grand succès. Quelques années plus tard, sept jeunes hommes, en 1848, décident de constituer la Confrérie préraphaélite (Pre-Raphaelite Brotherhood P.R.B avec ce sigle commun en guise de signature de leurs œuvres), dans le but de redonner vie à l’’art par un retour à la nature. Ils éditent une revue The Germ (qui disparaitra dès le quatrième numéro) et établissent des règles pour respecter leur nouvel Art. Les règles : avoir des idées originales ! Pas de modèles professionnels, car ils manquent de naturel ! Retrouver une spiritualité perdue depuis la Renaissance. Peindre sur le motif tels (Van Eyck, Robert Campin, Francesco del Cossa, Botticelli…). Ils souhaitaient retrouver les tonalités claires, vives et chantantes des grands maîtres d’autrefois. Pour ces artistes les thèmes privilégiés sont les sujets historiques et bibliques empreints de poésie et de littérature contemporaine…
Ils font le classement des Immortels : Jésus, Homère, Shakespeare, Raphaël (uniquement lorsqu’il peint bien car ils n’aiment pas ses effets de perspective inutile, ses contrastes qui détournent les regards du sujet…). Bref, on est plus proche du délire d’une bande de copains à la sève trop fraîche…
De ce groupe, trois personnalités remarquables se détachent : William Holman Hunt (1827-1910), John Everett Millais (1829-1896) et Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), qui donnent au mouvement une soudaine ampleur. À leurs côtés se trouvent William Rossetti (1829-1919), qui ne peignit jamais et assuma les fonctions de secrétaire et de porte-parole littéraire du mouvement, James Collinson (1825 -1881), qui s’’orienta rapidement vers une médiocre peinture de genre, Thomas Woolner (1825-1892), sculpteur de quelques beaux portraits en médaillon, mais dont l’œ’œuvre ne révèle pas d’’affinité particulière avec les principes des préraphaélites, et Frédéric George Stephens (1828-1907) qui n’’exécuta qu’’un petit nombre d’œ’œuvres, dont il détruisit la plus grande partie, et se consacra à la critique d’’art.

A partir des années 1850, ce mouvement jouit d’une bonne réputation grâce au travail de Presse de John Ruskin et l’apport financier du collectionneur Thomas Combe acquéreur d’un nombre élevé de leurs toiles. D’autres artistes sont séduit, la première femme du mouvement s’appelle Marie Spartali Stillman. Quelques « olympiens » reprirent leurs thématiques comme John William Godward ou Lawrence Alma Tadema sans pour cela sombrer dans la charte « préraphaélite ».
L’’unité du mouvement fut de courte durée (5 années ! Autant que l’intérêt de ce retour dogmatique à d’autres clichés, plus vieillots encore); il commençait déjà à se désintégrer vers les années 1853-1854, à mesure que l’’évolution de chacun des membres accroissait les divergences d’’idées et d’’intérêts. Il faut dire que le secret de la Confrérie fut révélé et la Royal Academy les accusa de conspirationnisme et de blasphème. Dès 1851, le Time publie un article aux boulets rouges sur le mouvement !

Caractéristiques thématiques du mouvement

L’inspiration religieuse :

C’est le sujet religieux qui sera la première pierre visible du mouvement. Ils veulent s’inspirer des primitifs flamands et de la pré-Renaissance. Le premier a exposer un tableau religieux sera Dante Gabriel Rossetti, il s’agit de « l’enfance de la vierge Marie », une huile sur toile de 83cm sur 65cm qui sera exposée en 1849 à la « free exhibition » avec les toiles de Millais et Hunt, « Isabella » et « Rienzi » respectivement. Suite à la découverte de la confrérie, le traitement du sujet religieux par ses rebelles du pinceau, n’ayant pas plu, devra être dépasser pour la survie du mouvement

Mythologie, littérature et poésie :

Désormais, ayant tourné la page du religieux, ils vont élargir leur thématique sur un éventail très large de sujets faisant référence à la mythologie, la littérature, la poésie, le roman médiéval, les contes, l’antiquité gréco-romaine et tous ce qui relève des légendes sera traité. Ils s’enthousiasment sur les aventures du Roi Arthur et de ses héros, avec notamment Arthur Hugues qui nous fera un excellent « Sir Galaad, la quête du graal »…
Toujours Arthur Hugues qui nous propose une « dame de Shalott » très inspirée, John William Waterhouse nous proposera la sienne, mais bien plus tard, dans une ambiance que n’aurait pas renié les préraphaélites. Le même, nous fera une « Psyché dans le jardin d’Éros » toute en délicatesse ou une « Hylas et les nymphes » érotisante.

Le paysage !

Voici un thème qui se voulait très anti-académique et qui plut au préraphaélites ». Hunt fut le premier à s’en emparer avec « Lumière du soleil sur la mer » 1858, 29cm sur 31cm. Millais nous fera un splendide « La petite aveugle » dans un paysage saturé avec arc en ciel. Toujours Arthur Hugues avec une belle composition « les longues fiançailles » en 1859 où un couple se tient la main au pied d’un arbre très soigné et détaillé. William Bell Scott, lui nous propose « une vue d’Ailsa Graig et de l’Ile d’Arran » aux couleurs excellemment maitrisées.

Le rôle social

Après toutes ces thématiques, le chef des préraphaélites, John Ruskin, souhaite que ses peintres abordent la vie quotidienne et donc retournent au présent !  Ceci en montrant avec force les contradictions d’une société victorienne qu’ils haïssent et notamment les dégâts de l’industrialisation. Dans « Acier et charbon » William Bell Scott montre trois ouvriers forgeant une roue de locomotive au vu du plan déplié du bas de la toile. John Brett en 1858, lui, nous montre un très jeune « casseur de pierres » dans un paysage verdoyant et estival. Millais, en 1879, nous montre un autre visage contestable de la société victorienne avec sa « Princesse Elizabeth en prison »…

Le portrait préraphaélite

Longtemps cantonné au détail d’une toile, le portrait « serré » va devenir une figure de style typique du préraphaélite. Dans ce nouveau sujet, Millais nous montre une « demoiselle d’honneur » un peu mystique. Rossetti nous montrera sa « vénus verticordia » en 1868 et sa « dame à la fenêtre » en 1881 où juste le visage et les mains sont peints. Bien d’autres portraits sont exécutés mais souvent le modèle est le même et l’on a l’impression que c’est la même toile qui est l’étude perpétuellement.

les fondateurs

James Collinson (1825-1881)

The Renunciation of Queen Elisabeth of Hungary (1850).

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William Holman Hunt (1827-1910)

Le berger distrait (1851)

William Holman Hunt (1827-1910) Rienzi, le dernier des tribuns romains, 1848-1849 Huile sur toile – 86 x 121 cm

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John Everett Millais  [Southampton 1829, Londres 1896] est un enfant prodige de la peinture et entre en 1840 à la Royal Academy. En 1848, il fonde le préraphaélisme, avec Rossetti et Holman Hunt. Cette confrérie était destinée à s’opposer au matérialisme victorien et aux conventions néo-classiques de la peinture anglaise de l’époque. Elle s’inspirait des maîtres italiens, privilégiant la nature, adaptant des thèmes médiévaux ou bibliques. Cette période (bénie) ne durera que quelques années, au cours desquelles Millais signera ses principaux chefs-d’œoeuvre.

Vers 1855, il change de style et réalise de nombreux portraits. Sa notoriété – c’est à l’époque, le peintre anglais le plus connu – lui assurera un train de vie plus que confortable. L’exposition permet de percevoir ce changement et de le regretter, tant les tableaux de sa jeunesse sont exceptionnels. Même si ses portraits ou ses paysages sont magnifiques, on ne peut que rester fasciné par Ophélie ou Mariana.


Christ in the House of his Parents (1849-1850) Toile très contestée surtout par le traitement trop laïc des personnages bibliques.

« La petite aveugle » 1856, 81cm 62 cm.


Ophélie (1851) Le modèle n’est autre qu’Elizabeth Siddal un peintre modèle de la mouvance préraphaélite. Décédée d’une overdose de Laudanum.

Arthur Rimbaud (1854-1891) (également addict au Laudanum)
I
Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
– On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile:
– Un chant mystérieux tombe des astres d’or.

II
Ô pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
– C’est que les vents tombant des grands monts de Norwège
T’avaient parlé tout bas de l’âpre liberté;

C’est qu’un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d’étranges bruits;
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l’arbre et les soupirs des nuits;

C’est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d’enfant, trop humain et trop doux;
C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux !

Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
– Et l’Infini terrible effara ton oeil bleu !

III
– Et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis;
Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

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Dante Gabriel Rossetti (1828-1882) (peintre et poète)

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Les artistes peintres qui ont été associés à tort à ce mouvement et qui pourraient être plus justement inclus dans la mouvance des « victorian neoclassicism »:

Lawrence Alma-Tadema (1836-1912) Peintre d’origine néerlandaise, devenu citoyen britannique en 1873, Sir Laurence Alma-Tadema, d’un style de tradition académique, fut très apprécié pour ses œoeuvres chargées de décors idéalisés suggérant les civilisations antiques. Il commença son apprentissage à l’Académie d’Anvers où il travailla entre 1852 et 1856. Il passa l’année 1857 auprès du professeur d’archéologie Louis de Taye et se perfectionna ensuite avec le Baron Henrik Leys, un peintre d’histoire dont les méticuleuses reconstitutions des seizième et dix-septième siècles devaient lui donner le goût de l’exactitude archéologique. Il se spécialisa d’abord dans des scènes mérovingiennes et égyptiennes avant de se tourner vers la Rome antique. Élu membre de l’Académie d’Anvers en 1861, il fut pressenti comme un artiste hors-pair par un marchand d’art international, le belge Ernst Gambert, qu’il rencontra en 1864. Les vingt-quatre toiles que lui commanda Gambert pour sa galerie londonienne lui assurèrent un succès immédiat en Angleterre. Alma-Tadema exposa à l’Académie Royale de Londres à partir de 1869. Après avoir heurté la pudibonderie anglaise avec un nu intégral « Le modèle du sculpteur (1877) », il revint à plus de mesure victorienne et se cantonna désormais dans le genre qui plaisait à son public : ses figures à demi-nues, présentées dans des décors gréco-romains saisissants de « vérité » lui valurent le titre de « peintre du marbre » et conquirent bientôt l’Amérique.

Alma-Tadema avait découvert Pompéi lors de son voyage de noces en 1863. Avec une exceptionnelle collection de photographies d’antiquités romaines et grecques (pas moins de 168 volumes !), il disposait d’un répertoire inépuisable d’objets de la vie quotidienne à Rome, Athènes ou Pompéi. Réellement amoureux de l’antiquité, il fit transformer sa maison du Regent’s Park – qui devait être partiellement détruite en 1874 par l’explosion d’une barge chargée de poudre à canon, en villa pompéienne !

Alma-Tadema exposa à plusieurs reprises en France, les bacchantes lascives des Femmes d’Amphissa (1887) lui valurent au peintre une médaille d’honneur en or à L’Exposition Universelle de 1889. Fait Chevalier de l’ordre de Léopold I° à Bruxelles en 1865, membre de l’Académie Royale depuis 1879, anobli par la Reine Victoria en 1899, « Sir Lawrence Alma-Tadema » fut incontestablement l’un des peintres les plus célèbres de la deuxième moitié du XIXe siècle. Le triomphe tardif de l’impressionnisme devait néanmoins tarir l’engouement du public pour les antiquailleries langoureuses de l’artiste victorien et John Ruskin ira jusqu’à déclarer qu’il était « le pire des peintres du XIX° siècle »!… Lorsqu’il sentit le goût changer et décroître son influence, Alma-Tadema se retira de la scène : en 1911, il démissionna de l’Académie Royale ; il devait mourir un an plus tard, le 25 juin 1912, à Wiesbaden, en Allemagne, où il était allé prendre les eaux. Rien qu’en lisant ce dernier paragraphe, vous comprendrez que ce peintre n’avait pas du tout le profil pour être un préraphaélite ! Il s’agissait plus naturellement d’un peintre romantique et associé au style historique des « Olympiens » cher à la peinture victorienne. La lumière, la profondeur, les reliefs, l’absence de références religieuses, sont autant d’indices supplémentaires…


« L’éducation du jeune Clovis » (une de ses premières toiles datant de 1861) C’est avec quelques œuvres typiques sur le Moyen-âge que l’artiste fut, par erreur, associé au mouvement préraphaélite !

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John William Waterhouse (1849-1917) a manifestement été inspiré par les femmes, la mythologie, l’’Antiquité, les légendes et la nature.
Ce fut également un romantique de l’époque victorienne, bercé en Italie, de Rome à Pompéi, dont les premières œoeuvres furent quasi archéologiques. Entre classicisme, symbolisme, naturalisme, ses œoeuvres ont pu le classer certainement à tort en préraphaélite tardif (le dernier). Il affectionnait la poésie, et notamment, la lecture de Lord Alfred Tennyson, puisant aux légendes arthuriennes celle de la dame de Shalott. Ce qui fait qu’affectionnant la période moyenâgeuse dans ses peintures, il ait pu être confondu avec un préraphaélite ! Il est né le 6 avril 1849 en Italie, ou il a passé son enfance. Ce sont peut-être ces premières années passées dans ce pays parsemé de ruines antiques qui lui ont donné le goût pour les mythes et les légendes qu’’il gardera toute sa vie. Quant à son inclination pour la peinture, elle est sans aucun doute née grâce à ses parents, artistes peintres.
Lorsqu’’il a 5 ans, la famille retourne à Londres. Quelques années plus tard, le jeune Waterhouse assiste un moment son père dans son atelier, puis entre à l’école de la Royal Academy en 1870, où il prend des cours de sculpture. Il commence aussi ses premières toiles connues, exposées à la société des artistes britanniques en 1872 et à l’académie royale en 1874.
En 1883, il épouse une jeune femme nommée Esther Kenworthy ; le couple n’’aura pas d’enfants. En 1895, Waterhouse est élu membre de la Royal Academy, il a 36 ans, ce qui en fait un des plus jeunes académiciens jamais élu, preuve de reconnaissance de son talent. Il a donné des cours à la St. John’s Wood Art School. Il meurt d’’un cancer le 10 février 1917, laissant derrière lui quelques toiles encore inachevés, comme « The enchanted garden ».


The Lady of Shalott by John William Waterhouse (1888)

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Également prétendus « préraphaélites » :

* Wyke Bayliss (peintre)
* Marie Spartali Stillman
* John Brett (1832-1902)
* John Mulcaster Carrick (1833-1896)
* Frank Cadogan Cowper (peintre)
* John Collier (1850-1934)
* Evelyn De Morgan (1855-1919)
* William Dyce (1806-1864)
* John William Godward (peintre)
* Thomas Cooper Gotch (peintre)
* Arthur Hacker (peintre)
* Edward Robert Hughes (peintre)
* Edmund Blair Leighton (1853-1922) (peintre)
* Frederic, Lord Leighton (peintre)
* Valentine Cameron Prinsep (1838-1904)
* Thomas Buchanan Read (1822-1872) (poète et portraitiste américain)
* Thomas Seddon (1821-1856)
* Elizabeth Siddal (peintre, poète et modèle)
* Simeon Solomon (peintre)
* Henry Wallis (1830-1916)

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