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Archive de la catégorie L'orientalisme

L’Orientalisme (histoire de l’Art)

“Objet de curiosités et de fantasmes au XVIIe siècle et surtout au XVIIIe siècle, l’Orient devient « une préoccupation générale » d’après Victor Hugo dans la préface des Orientales (un recueil de poèmes qui dépeint l’Orient méditerranéen, écrit par Victor Hugo et publié en 1829). Alors que s’amorce le lent déclin de l’Empire ottoman, les puissances européennes rivalisent d’ambitions colonialistes, surtout la France à travers la campagne d’Égypte de Bonaparte, l’ouverture du Canal de Suez en 1869, la guerre de libération de la Grèce (1821-1829) et la conquête de l’Algérie par les français en 1830. A mesure que s’ouvrent les portes de l’Orient, les échanges, missions et voyages, notamment d’artistes, se multiplient et donnent un élan prodigieux à cet orientalisme.
En fait, il ne s’agit pas d’un mouvement pictural à part entière, ni d’une école, ni d’un style, mais d’un sous-genre qui débute en France, les peintres gardent leurs styles originels. Certains restent dans l’académiste pur, d’autres évoluent vers des styles plus novateurs, tels quelques impressionnistes orientaux comme Félix Ziem, par exemple. A partir de 1870, de nombreux artistes non-français rejoignent le mouvement ( italiens, allemands, anglais, autrichiens, américains, etc… ).
Un seul point commun entre tous ces peintres, ils sont allés en Proche-Orient ou en Afrique du Nord à un moment donné de leur vie artistique. L’Orient dont il est question ici, s’étend des Balkans sous administration ottomane à tous le Maghreb en passant par la Turquie, la Syrie, le Liban, la Palestine et l’Égypte. Cette période correspond à l’ère du réalisme en occident. L’orientalisme disparait avec la mort du réalisme et l’apparition de l’art abstrait.

Les thèmes abordés dans la peinture orientaliste sont assez variés, mais ont pour point commun de se référer à des thématiques orientales, ou tout au moins à la vision occidentale de l’orient. Au XIXe siècle, on trouve surtout des scènes de harem, des scènes de chasses et de combat ou bien encore des représentations de paysages typiques comme les déserts, les oasis ou les villes orientales. Au siècle suivant, ces thèmes vont peu à peu tomber en désuétude au profit d’une peinture ethnographique plus précise et moins idéalisée. D’un point de vue technique, la peinture orientaliste est marquée par une utilisation de couleurs aux tons plus chauds, privilégiant des teintes plus rouges, jaunes ou brunes. La lumière est chaude, les contrastes accentués.

L’Égyptomanie

Ce fut la passion de l’un des fondateurs de l’orientalisme : Dominique Vivant Denon (1747-1825). Après sa participation à l’expédition de Bonaparte en 1798, il publie en 1802 “le Voyage dans la Basse et la Haute Égypte”. Expression d’une curiosité individuelle, à dessein politique, ce livre reflète une autre mentalité dès sa deuxième édition en 1809, celle d’un ouvrage collectif. La Description de l’Égypte, véritable inventaire du pays servira de source d’informations pour des expéditions scientifiques menées par la France en Morée (1829), puis en Algérie à partir de 1840. Nommé directeur du Muséum central des arts, Denon encourage cet élan par son attitude et son œuvre personnelle. Antoine Jean Gros (1771-1835) recourt aux planches ou aux objets que Denon a rapportés pour brosser de la campagne d’Égypte une fresque plausible dans l’esquisse de la Bataille de Nazareth (1801, musée des Beaux-Arts, Nantes), dans la Bataille d’Aboukir (1806, musée du château de Versailles) et surtout dans le tableau, très admiré, Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (1804, musée du Louvre). Par son architecture islamique remplaçant les arcatures romaines du néo-classicisme, les tons chauds qu’elle doit en partie aux costumes, cette composition qui inspirera Delacroix est une œuvre essentielle dans l’orientalisme pictural. Autre élève de David, Anne Louis Girodet de Roucy-Trioson (1767-1824) nourrit d’exotisme un style qu’il veut différent de celui du maître, quêtant l’authenticité auprès de modèles orientaux vivant en France (Mustapha Sussen de Tunis, musée Girodet, Montargis), attitude qu’adoptent également Horace Vernet (1789-1863) ou Théodore Géricault (1791-1824) au début du siècle.

La Société des Peintres Orientalistes Français sera fondée en 1893 et organise son Salon dès cette année au Palais de l’Industrie ou Grand Palais, à l’égal de la Société des Artistes Français, comme annexe d’une exposition d’art musulman organisée par le directeur du Musée des Beaux-Arts d’Alger. Ce Salon sera annuel avec une interruption pendant la première guerre. Sa dernière exposition se tiendra en 1948. Parmi ses fondateurs on trouve Maurice Bompard, Eugène Girardet, Etienne Dinet ou Paul Leroy. Jean-Léon Gérôme et Benjamin Constant sont nommés Présidents d’Honneur. Léonce Bénédite est nommé Président et le restera jusqu’à sa mort en 1925. La Société des Peintres Orientalistes français “a pour but de favoriser les études artistiques conçues sous l’inspiration des pays et des civilisations d’Orient et d’Extrème-Orient”.
Elle tient un Salon annuel dont les locaux changeront plusieurs fois. En 1897 elle crée une récompense, la médaille de vermeil, destinée à un jeune artiste résidant en Afrique Française. Alcide Bariteau en est le premier bénéficiaire grâce à ses vues de Bou-Saâda. La Société des Peintres Orientalistes Français participe aux grandes Exposition d’État, Expositions Universelles ou Coloniales. Elle connut son apogée dans les années 1910 avec près de 1000 œuvres présentées en 1913. Après la mort de son fondateur, la Société amorce une période de déclin. De 1927 à 1933 aucune exposition n’est organisée.
La Société des peintres Orientaliste Français jouit malgré tout d’un rayonnement très important, ne serait-ce que parce qu’elle est chargée par le gouvernement général de l’Algérie de l’attribution du Prix de la Villa Abd-el-Tif. Elle a contribué de manière importante à la formation des artistes mais aussi à la diffusion des connaissances sur les arts musulmans par l’intermédiaire de ses expositions.

La Société Coloniale des Artistes Français sera quant à elle fondée en 1908 et devient vite la rivale de la Société des Peintres Orientalistes Français. Cette société reçoit le patronnage du ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, ainsi que celui des Colonies et celui des Affaires Etrangères. La particularité de cette société est le nombre très important de bourses de voyages qu’elle a réussi à décerner, en les sollicitant auprès des différents ministères. En 1946, elle devient la Société des Beaux-Arts de la France d’Outre-Mer, l’adjectif “colonial” commençant à prendre une connotation péjorative à cette époque. En 1960, avec le début des décolonisations, elle devient la Société des Beaux-Arts d’Outre-Mer.
La Société décerne ses bourses de voyages tous les ans bien qu’elle n’institue pas au début de Salon annuel ou régulier. C’est à partir de 1929 que son Salon devient annuel. En plus des bourses de voyages, cette société est chargée de décerner de nombreux Prix pour le compte de fondations, entreprises publiques de transports ou ministères.
La Société Coloniale des Artistes Français sera à l’origine de la création du Musée des Beaux-Arts de Casablanca.

Pour clore ce chapitre de l’envergure de cet intérêt pour orientalisme, citons l’Exposition Coloniale Internationale de Paris en 1931 qui occupa plus d’une centaine d’hectares dans le Bois de Vincennes, elle fut la plus grande jamais organisée. Il y reste encore quelques bâtiments de cette époque. Les principaux pays coloniaux y participèrent : la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas, mais aussi les États-Unis. La Société des Peintres Orientalistes Français et la Société Coloniale des Artistes Français, également.

Les orientalistes sont en nombre incalculable (plusieurs milliers), d’ailleurs on compte toujours des peintres orientalistes de nos jours. Parmi les figures majeures, citons : Jean-Léon Gérôme, Ludwig Deutsch, Gustav Bauernfeind, Alphonse-Étienne Dinet, Frederick Godall, jules-joseph Lefebvre, Rudolf Ernst…

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Jean-Léon Gérôme (1824 - 1904)
Jean-Léon Gérôme se rendit à Paris en 1841 et fut élève de Paul Delaroche, qu’il accompagna en Italie en 1844-1845. À son retour, il se fit connaître au Salon de 1846 par son Combat de coqs, toile qui déjà illustre son soucis du détail authentique et pour laquelle il reçut la médaille d’or. Puis il changea de genre et exposa : La Vierge, L’enfant Jésus et St-Jean, et, comme pendant : Anacréon, Bacchus et l’Amour. Gérôme obtint en 1848 une deuxième médaille. Il donna ensuite : Bacchus et l’Amour ivres, Intérieur grec et Souvenir d’Italie (1851), Vue de Paestum (1852), Idylle (1853).

Gérôme fit des excursions en Turquie, sur les bords du Danube en 1854 et en Égypte en 1857, tout en remplissant ses carnets de nombreux dessins. En 1855, il envoya à l’Exposition Universelle Pifferaro, Gardeur de troupeaux, Concert russe et une grande toile représentant Le siècle d’Auguste et la naissance de Jésus-Christ, acquise par le ministère d’État. Sa réputation augmenta considérablement au Salon de 1857, où il exposa sept tableaux d’un genre plus populaire, entre autres : La Sortie du bal masqué et Le Duel de Pierrot.
En 1859, il envoya au salon une Mort de César et deux petites compositions, pleines de détails érudits, l’une retraçant un détail de gladiateurs et intitulée Ave Caesar, l’autre représentant Le Roi Candaule. En 1861, il fit paraître : Phryné devant l’aréopage, Socrate venant chercher Alcibiade chez Aspasie, Les Deux Augures. Au même salon, il envoya une scène orientale très finement observée et rendue, Le Hache-paille égyptien, et une merveille d’exécution minutieuse, Rembrandt faisant mordre une planche à l’eau-forte. Ses meilleures œuvres lui ont été inspirées par le courant orientaliste : Le Prisonnier et le Boucher turc, La Prière, La Porte de la mosquée El-Hacanyn, Le Marché d’esclaves, Le Marché ambulant au Caire et Promenade du harem.
Il a souvent peint des scènes historiques telles que Louis XIV et Molière , La réception des ambassadeurs du Siam à Fontainebleau (1865) et La mort du Maréchal Ney (1868). Dès 1862, ses toiles connaissent une large diffusion, notamment due au fait qu’il a épousé Marie Goupil, la fille d’Adolphe Goupil, un éditeur d’art renommé. Gérôme a également été un habile sculpteur. Son Rétiaire et son Sagittaire sont deux figurines excellentes. Ses groupes Gladiateurs, Anacréon, Bacchus et l’Amour, et ses statues d’Omphale (1887) et de Bellone (1892) (cette sculpture, en ivoire, métal et pierres précieuses, fut exposée à l’Académie Royale de Londres et attira beaucoup l’attention), Tanagra, sont autant d’œuvres remarquables. Il entreprit aussi une série de sculptures de conquérants, travaillées dans l’or, l’argent et les gemmes : Bonaparte entrant au Caire (1897), Tamerlan (1898) et Frédéric le Grand (1899). C’est également à Gérôme que l’on doit la statue de duc d’Aumale qui se trouve devant le château de Chantilly (1899).
En 1864, il devient professeur de peinture à l’École des beaux-arts. Gérôme connut un large succès de son vivant, si bien qu’il eut son buste dans la cour de l’Institut. Pourtant, à la fin de sa vie, sa farouche hostilité envers les impressionnistes, qu’il considérait comme « le déshonneur de l’art français », contribua au déclin de sa popularité.
http://www.jeanleongerome.org (site à consulter impérativement)

 


Bathsheba 1889 ou 1895


Marché aux esclaves à Rome


Achat d’une esclave chrétienne par des arabo-musulmans. Toile de Jean-Léon Gérôme datant de 1866.
On l’ignore totalement : au 16e siècle, les esclaves blancs razziés par les Arabes musulmans furent plus nombreux que les Africains déportés aux Amériques. Le saviez-vous ? De 1530 à 1780, quelque 1 250 000 chrétiens blancs furent réduits à l’esclavage dans les actuelles Algérie et Lybie, ainsi que sur la Méditerranée. Cela dépasse considérablement les 800 000 Africains transportés au États-Unis.

Les principaux bourreaux des Blancs furent les Arabes mahométans. Ainsi, entre 1492 et 1830, environ deux millions d’Européens chrétiens furent réduits en esclavage par les Arabes dans toute l’Afrique du nord, et il n’en reste aucun survivant. Le traitement infligé aux esclaves par les Arabes ne leur laissait guère plus de 7 ans d’espérance de vie (un peu plus pour les femmes, tant qu’elles pouvaient assouvir les besoins sexuels des mâles).

La traite des Blancs passait par la Méditerranée, suite à des razzias ou à des attaques maritimes de pirates. Des villages entiers du sud de l’Italie, de l’Espagne, de France, du Portugal, de la Grèce et même de l’Angleterre et de l’Irlande furent ainsi enlevés, provoquant le dépeuplement de régions entières.


Marchand au Caire. Il en faudra peu à certains pour attribuer le terme pompier à la vue de ce seul casque …


Phryné devant l’aréopage (1861)

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Ludwig Deutsch (1855-1935) est un peintre orientaliste autrichien naturalisé français en 1919. Il étudie la peinture d’histoire auprès de Feuerbach. Il tente en 1877 d’entrer dans la classe de Leopold Carl Müller qui le refuse. Il rejoint alors à Paris d’autres peintres de sa génération comme Rudolf Ernst. Il rompt alors tout contact avec l’Autriche. Il étudie avec Laurens et participe au Salon de 1879. Vers 1885 il possède plusieurs ateliers à Paris. Sa production est intense. Il peint aussi bien des sujets de groupe que des personnages isolés dans la manière naturaliste. Médaille d’Or au Salon de 1900, il accumule les récompenses. Il n’a quasiment pour seul ami que Rudolf Ernst auquel, dit-on, il rend visite chaque jour jusqu’à la mort de Ernst. Il fait plusieurs voyages en Égypte en 1886, 1890 et 1898 dont les scènes quotidiennes l’inspirent presque exclusivement pour ses tableaux orientalistes mais il en a probablement effectué d’autres, peut-être pendant la première guerre mondiale, époque pendant laquelle il disparaît de Paris. Ses tableaux montrent une minutie dans les détails (décors, costumes, tissus, etc…) particulièrement poussée, il s’aide en cela de photographies réalisées par des ateliers établis au Caire. Compte-tenu de sa grande maitrise technique et de la présence de quelques casques rutilants dans ses œuvres, certains ont vite fait de le qualifier de peintre pompier (allez voir le topic “peinture pompière” pour de plus amples développements) ! Ce que l’on remarque chez lui au premier regard, c’est l’immense maitrise de ses réalisations, ici, il ne fait aucun doute que ce peintre est dans la lignée des purs académistes. Personnellement, j’y vois même un hyperréalisme flagrant, notamment du fait de son travail d’après photographies.

 


The Nubian Palace Guard


Les joueurs d’échecs (très proche d’un hyperréaliste !)


Le vendeur de Sahleb au Caire


La mosquée du Caire 1898

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Rudolf Ernst, d’abord connu pour ses portraits et ses scènes de genre, ce peintre d’origine autrichienne, est surtout célèbre pour ses tableaux orientalistes et son habileté à peindre les détails. Il entra dès 1869 à l’Académie de Vienne, où il fut l’élève de d’Auguste Eisenmenger et d’Anselme Feuerbach. Il poursuivit ses études à Rome. En 1874 et 1875 il parcourut l’Italie, voyagea aux Etats-Unis, en Espagne, au Maroc et se fixa à Paris en 1876. ERNST exposa à Vienne et à Munich à partir de 1875 et à Paris à l’Exposition Universelle de 1898, où il obtint une médaille de bronze et une mention honorable en 1900. Plusieurs de ses tableaux furent exposés à diverses reprises lors des manifestations annuelles de la Société des Amis des Arts de Nantes. ERNST eut des commandes de personnalités officielles en Turquie, mais aussi en France. A partir de 1885, il ne peignit que des tableaux orientalistes à décor marocains, turcs ou hispano-mauresques.

 


Salomé et ses tigres


Le garde

The perfume maker


Après la prière. (c’est vraiment de l’hyperréalisme !)

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Alphonse-Étienne Dinet, plus tard Nasreddine Dinet (il se convertira à l’Islam), né le 28 mars 1861, dans une famille d’avoués et mort le 24 décembre 1929 à Paris, est un peintre orientaliste français. En1881 après avoir obtenu son bac, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et entre dans l’atelier de Victor Galland. Élève de William Bouguereau et Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian, il expose pour la première fois au Salon des Artistes Français. Dès 1886, l’Etat français lui commande des toile, il se met à apprendre l’arabe pour mieux comprendre la culture islamique. En 1888, il expose avec les impressionnistes dans le “groupe des Trente-Trois”. En 1900, il installe son premier atelier algérien à Biskra, puis, il achète une maison à Bou-Saada. Il crée lui-même les plans de sa “Villa Abd-el-Tif” à Alger en 1097 sur le modèle de la Villa Médicis à Rome. De 1915 à 1918, il transforme le château familial d’Héricy situé en Seine-et-Marne non loin de Fontainebleau en hôpital pour recevoir les blessés de guerre. En 1929 il décède, d’une crise cardiaque devant son domicile parisien, peu de temps après avoir effectué son pèlerinage à la Mecque.

 


Jeunes baigneuses au bord de l’Oueb


Combat autour d’un sou

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Gustav Bauernfeind (1848-1904) Gustav a suivi une formation d’architecte et est devenu un peintre relativement tard dans la vie. Inspiré par un voyage en Italie en 1873-1874, il s’adonne en premier lieu à la peinture de paysages suisses et italiens. Puis il décide vers 1879 de Voyager au Proche-Orient à la recherche de sujets plus exotiques. Il fait donc trois voyages au Proche-Orient, le premier entre 1880-1881, puis entre 1884 et 1887 et enfin en 1888-1889. Puis revient à Munich en 1890. Six ans plus tard, cependant, il quitta l’Allemagne pour s’installer en Palestine, où il a vécu pendant huit ans jusqu’à sa mort. Bien que Bauernfeind est aujourd’hui considérée comme sans doute l’un des artistes les plus importants et talentueux orientaliste, il a été singulièrement inapte à son auto-promotion.

 

Marché à Jaffaby


At the Entrance to the Temple Mount Jerusalem

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Frederick Godall (1822-1904) : Fils et frères d’artistes, Godall débuta sa carrière à la Royale Academy à l’âge de 15ans. Il peignait alors des scènes de genre du monde rural ou des paysages d’après des voyage en Bretagne (France) et en Irlande. Entre 1838 et 1858, il expose 27 fois à la Royale Academy. Il se consacra plus tard à des sujets tirés de l’histoire britannique. En 1858, il accompagne des amis en Égypte et fait la connaissance de l’aquarelliste Carl Haag, ils louent ensemble dans le quartier copte une villa et s’adonnent à de nombreuses esquisses durant la journée. Ils campèrent même plusieurs semaines avec des tribus bédouines. A la fin de ces sept mois de séjour en Égypte, il expédie à Londres 130 esquisses à l’huile séparées par du papier beurré pour les empêcher de se coller entre elles. Issue de ce travail, son “aube au désert de Shur” présentée à cette Royale Academy établit sa réputation. Ensuite il réalisa plus de 170 peintures sur l’Égypte. En 1870-71 il retourne en Égypte avec son frère aquarelliste et ses deux fils et loua une maison mamelouke près du Caire. Il décède en 1904, ruiné et fut enterré au cimetière de Highgate à Londres avec des membres de la famille.

 

The Song of the Nubian Slave.

A New Light in the Harem

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 Quelques autres peintres orientalistes d’époque

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Robert Weir ALLAN (1852-1942) : Il apprend d’abord la peinture en autodidacte puis se rend à Paris pour compléter sa formation auprès de Cabanel à l’École des Beaux-Arts et à l’Académie Julian. De retour à Londres, il devient membre de Royal Society of Painters in Watercolour. Il expose au Salon de Paris et à l’Exposition Universelle de 1900. On lui connaît surtout des paysages et des marines du nord de l’Europe mais aussi quelques vues d’Égypte.

William ALLAN (1782-1850) : Écossais. D’abord peintre de voitures il étudie ensuite à l’académie d’Edimbourg. Ne trouvant pas le succés à Londres, il voyage en Russie et en Turquie de 1805 à 1814 ainsi qu’en Grèce, en Italie, en Espagne. Ses œuvres révèlent un talent d’observateur méticuleux, mais dont le réalisme se laisse parfois aller à la fantaisie et à l’imagination. Son admiration pour Byron transparaît dans plusieurs de ses œuvres. Il devient directeur de l’Académie d’Edimbourgh. Ses oeuvres de voyage n’ayant toujours pas de succès, il se tourne vers la peinture d’histoire avec plus de bonheur.

Thomas ALLOM (1804-1872) : Dessinateur et architecte, il se tourne vers le dessin et peint la campagne anglaise qu’il anime de personnages historiques. Il rapporte de ses nombreux voyages en Orient et jusqu’en Chine un grand nombre de croquis qui servent à des publications illustrées.

George ou Jorge Owen Wynne APPERLEY (1884-1960) : Issu d’un milieu puritain de tradition militaire, il devra affronter l’opposition de sa famille face à sa volonté de développer une carrière artistique. Il y parvient tout de même et expose à la Royal Academy, au Salon des artistes Français en 1913. En 1917 il se fixe à Grenade en Espagne et expose ensuite à Madrid. En raison de la guerre civile espagnole il se fixe à Tanger en 1932, il y meurt en 1960.

Reginald ARTHUR (<1881-1896) : Il peint souvent des sujets historiques antiques. Ses scènes d’Egypte sont en fait inspirées par ses visites au British Museum.

Thomas Jones BARKER (1813-1882) : Connu comme peintre d’histoire et de batailles, il étudie à Paris auprès de Horace Vernet. Il expose au Salon dans les années 1830 et 1840. Il retourne en Angleterre en 1845 où il habite à Londres et expose à l’Académie Royale jusqu’en 1876. Le musée de Saint Quentin dans l’Aisne conserve de lui un “Turc fumant la pipe” peint avant son retour en Angleterre.

William BARTLETT (1809-1854) : C’est le premier artiste britannique à avoir travaillé en Egypte. Au début des années 1830 il voyage en Terre Sainte et en Syrie. En 1837 il voyage à Constantinople. Il est surtout illustrateur de profession.

Richard BEAVIS (1824-1896) : Il expose à la Royal Academy de 1852 à 1896. Ses huiles et ses aquarelles connaissent vite le succès. En 1875 il effectue un périple qui le mène en Egypte puis au Sinaï et en Terre Sainte jusqu’à Jerusalem.

Joseph Austin BENWELL (c1830-c1890) : Il expose à la Royal Academy de 1865 à 1896 principalement des thèmes orientalistes où les caravanes et chameaux sont presque systématiquement présents.

Augustus Jules BOUVIER (c1837-1881) : Il étudie à la Royal Academy de Londres puis en Italie et en France. Il débute au British Institute en 1845, puis expose à la Royal Academy en 1852. Il devient membre de la New Watercolour Society en 1865. Il peint des scènes de genre à l’aquarelle mais aussi des portraits féminins.

Honoré BOZE (1830-1909) : Né à l’Ile Maurice, il meurt à Marseille où il a passé la majeure partie de son existence. Il effectue de fréquents séjours en Algérie où sa femme possède des propriétés. Il fut élève de Emile Loubon et expose au Salon de Paris de 1864 à 1881.

Hercules BRABAZON (1821-1906) : Né à Paris de parents anglais, il étudie la peinture auprès d’Egville. Il voyage en Espagne, en Italie, en France, aux Indes et en Egypte. Il expose à Londres de 1865 à 1870.

Sir Franck BRANGWYN (1867-1956) : Né à Bruges de parents anglais, il étudie à Londres où il habite dès l’âge de 10 ans. Dès 21 ans il voyage vers Constantinople et l’Afrique. Il séjourne au Maroc en 1892. Peintre audacieux il a été admiré des modernes. Il fut aussi graveur et lithographe et reçoit la Légion d’Honneur en 1901.

Winifred Mabel BRUNTON (1880-1959) : Native d’Afrique du Sud, elle est la femme de l’égyptologue Guy Brunton. Elle participe aux travaux de son époux. Elle réalise une série de portraits imaginaires des rois et reines d’Egypte, inspirés par les découvertes archéologiques de l’époque. On lui connaît des travaux plus proprement orientalistes, issus de l’observation des scènes quotidiennes égyptiennes, parfois réalisées en miniatures délicates sur ivoire.

Edgar BUNDY (1862-1922) : Versé dans la peinture de genre, c’est un autodidacte. Il est reçu en 1891 au Royal Institute et à la Royal Society of British Artists. Il expose des scènes historiques aux Salons français.

John Bagnold BURGESS (1829-1897) : Elève de J.M. Leigh, il étudie à la Royal Academy à partir de 1851. Il peint principalement des scènes espagnoles et quelques scènes orientalistes.

Howard CARTER (1874-1939) : Le célèbre égyptologue, découvreur, avec Lord Carvavon, de la tombe de Toutankhamon, nous a laissé de nombreuses aquarelles, de très bonne qualité, présentant des paysages d’Egypte, principalement de monuments antiques.

Frank Robert Theophilis dit Francesco COLEMAN (1851-1918) : Fils du peintre Charles Coleman, il étudie à l’Academia de San Luca à Rome où vit sa famille. En 1882 il peint son premier tableau orientaliste, une scène égyptienne. Il expose en Italie et en Grande-Bretagne.

Edward William COOKE (1811-1880) : Fils de graveur, il débute en peinture en 1835 à la Royal Academy dont il devient membre en 1864. Il peint beaucoup de marines, des paysages parmi lesquels quelques paysages d’Afrique du Nord.

Frederick Charles COOPER (<1844-1888) : Il participe à une campagnie de fouilles à Ninive en 1850. Il expose à Londres à la Royal Academy et à la British Institution entre 1844 et 1868.

James Shaw CROMPTON (1853-1916) : Il expose à Londres à partir de 1882 des scènes de genre et des paysages réalisés à l’aquarelle.

Richard DADD (1817-1886) : Fils de chimiste il entreprend ses études à la Royal Academy School en 1837 et expose dès l’année suivante à la Society of British Artists. En 1842 il entreprend un voyage en compagnie de Sir Thomas Phillips vers la Suisse, l’Italie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, le Palestine et l’Egypte. Cependant il est victime de premiers troubles mentaux. De retour en Angleterre, il tue son père en août 1843, s’enfuit en France où il est arrêté après avoir tenté d’assassiner un compagnon de voyage. Il est interné à Clermont, extradé vers l’Angleterre où il est reconnu malade et interné à Kensington. En 1845 il peint des aquarelles orientalistes. Transféré à l’hôpital de Berkshire il réalise des peintures murales et des décors de théâtre.

Henry Edward DETMOLD (1854-?) : Il étudie à Düsseldorf, Bruxelles, Münich et à Paris sous la direction de Carolus-Duran. Il expose au Salon en 1882. Il se distingue dans la peinture de marine et de paysages. Quelques vues orientalistes sont signalées.

William Edward DIGHTON (1822-1853) : Il étudie sous la direction de William Müller puis de Frederick Goodall. Il expose d’abord des paysages de la campagne anglaise, puis après avoir effectué un voyage qui le mène en Égypte et au Proche-Orient en 1853, il expose des vues où se distinguent lieux saints et ruines égyptiennes.

Frank DILLON (1823-1909) : Fils d’un négociant en soie. il étudie la peinture auprès de James Holland. Grand voyageur, il visite, la Norvège, l’Espagne et le Japon puis l’Egypte en 1854. Il y retourne à plusieurs reprises. Il adopte l’aquarelle comme technique principale et lutte pour la sauvegarde des monuments menacée par la construction du premier barrage d’Assouan. Il participe aux Expositions Universelles de 1862 et 1868.

Arthur DITCHFIELD (1842-1888) : Il étudie à Leigh et à la Royal Academy de Londres. Il expose par la suite à partir de 1864 au Royal Institute et à la Royal Academy, entre autres. Il effectue plusieurs voyages, à travers l’Europe, France, Italie, Espagne, Grèce et en Afrique du Nord, Algérie et Egypte.

James DOCHARTY (1829-1878) : C’est surtout un peintre de l’Ecosse mais un voyage en Orient en 1876, soit deux ans avant sa mort, lui permet d’en rapporter quelques vues. C’est un artiste venu tardivement à la peinture, ses premières oeuvres connues ont été exécutés alors qu’il avait déjà 33 ans.

Robert DOWLING (1827-1886) : Très jeune, il est amené en Tasmanie par ses parents en 1839. Il prend des leçons de Thomas Bock et de Frederick Strange. Dans les années 1850 il devient peintre de portraits et se rend à Londres en 1856. Il expose ensuite à la Royal Academy et au British Institute. Après un bref retour en Australie, et s’installe de nouveau en Angleterre où il meurt peu de temps après son arrivée. Il a voyagé en Afrique du Nord et au Proche-Orient.

Arthur DRUMMOND (1871-1951) : Fils d’un peintre de marine, il devient l’élève de Sir Lawrence Alma-Tadema. Il étudie aussi à Paris auprès de Laurens et de Benjamin-Cosntant. Il débute à la Royal Academy de Londres en 1890 et jusqu’en 1901. Il peint des scènes grecques, égyptiennes ou historiques dans le style imaginaire de son maître Alma-Tadema.

Sir Alfred EAST (1849-1913) : Il est l’élève de Bouguereau et de Fleury. Il devient membre de la Royal Institution, de la Royal Society et de la Royal Academy en 1899. Il participe à l’Exposition Universelle de 1889 où il obtient une médaille d’or. Il voyage en Egypte en 1888 et en 1899 et dans de nombreux autres pays de par le monde.

Joseph FARQUHARSON (1846-1935) : Ecossais. Il étudie auprès de Carolus-Duran. Elu membre de la Royal Academy en 1900. Pendant l’hiver 1885-1886 il visite l’Egypte et peint des scènes de la vie du Caire.

William GALE (1823-1909) : Il a étudié à la Royal Academy mais rejoint très vite le mouvement des préraphaélites. Il a peint différentes sortes de sujets, comme des scènes historiques, mythologiques ou bibliques, mais aussi des portraits et des scènes orientalistes. Il expose à la Royal Academy entre 1844 et 1893 ainsi qu’à la British Institution et la Royal Society of British Artists. Il a beaucoup voyagé, a visité l’Italie en 1851, la Syrie en 1862, la Palestine en 1867 et l’Algerie en 1876-1877

Robert GAVIN (1827-1883) : Ecossais. Il étudie le dessin à Edimbourg. Il séjourne à Tanger et y exécute de nombreux dessins. Il devient membre de l’Académie Royal écossaise et 1879. Il expose à partir de 1855.

Sir Ernest GEORGE (1839-1922) : Peintre et graveur, il est membre de la Society of British Artists et expose à Londres, notamment à la Royal Academy à partir de 1859. Connu pour ses dessins d’architecture dont il est spécialiste, on lui connaît cependant des vues d’Alger, de Tunisie et d’Egypte.

Edward Angelo GOODALL (1819-1908) : C’est le frère de Frederick Goodall. Il étudie à Londres. Il expose à la Royal Academy à partir de 1841. Il fut correspondant de guerre en Crimée. Il voyage beaucoup et peint des vues d’Egypte.

Howard GOODALL (1850-1874) : Il est le fils de Frederick Goodall. Il meurt prématurément au Caire à l’age de 24 ans.

Albert GOODWIN (1845-1932) : Membre de la Royal Society of Painters in Watercolour, il expose à Londres à partir de 1860. Ses huiles et ses aquarelles remportent un vif succès.

Arthur Trevor HADDON (1864-1941) : Il expose à partir de 1883 puis voyage brièvement en Espagne pour compléter sa formation artistique avant de rejoindre l’Angleterre pour y exposer à partir de 1889. Il devient membre de la Royal Society of British Artists en 1896. Il voyage en Italie en 1895, et dans de nombreux autres pays d’Europe et du monde.

Dudley HARDY (1865-1922) : Fils d’un peintre de marines, il étudie à Düsseldorf puis à Anvers avec Verlat et enfin à Paris. Il expose à Londres. Il devient membre de la Royal Society of British Artists puis du Royal Institute. Il peint des scènes de genre, plutôt à l’aquarelle. Il a voyagé au Maroc et en Egypte.

Henry Andrew HARPER (1835-1900) : Il expose à la Royal Academy à partir de 1865. Mais c’est à partir de 1874 qu’il produit des scènes orientalistes après un voyage vers l’Egypte et le Proche-Orient, effectué en 1872. Il vit un temps en Palestine et au Caire. Il peint des paysages. Il fut aussi auteur littéraire.

Peter HAWKE (1801-1887) : Issu d’une famille anglaise venue s’installer en France alors qu’il était encore très jeune, il passe une grande partie de sa vie en France. On le connaît peintre de vitraux et illustrateur. Il a aussi beaucoup voyagé, aux Etats-Unis tout d’abord puis vécut près de trente ans en Algérie, il devient même maire de Mustapha. Il meurt à Tunis.

John Rogers HERBERT (1810-1890) : Il étudie à la Royal Academy de Londres où il expose de 1830 à 1889 et dont il deviendra membre. Il effectue un voyage en Italie en 1836. Il s’adonne à la peinture religieuse dans le style typique de l’orientalisme biblique du 19ème siècle, influencé par le mouvement nazaréen, après sa conversion au catholicisme en 1840.

John Evan HODGSON (1831-1895) : Après avoir passé les premières années de sa vie en Russie, il rejoint l’Angleterre à 22 ans pour étudier à la Royal Academy. Il expose pour la première fois en 1857. Après un séjour en Afrique du Nord, Maroc et Tunisie, il se consacre presque exclusivement aux scènes orientalistes.

Walter Charles HORSLEY (1855-?) : Fils de peintre, Horsley part en 1875 pour l’Inde en passant par la Turquie comme reporter assurant la couverture de la visite du Prince de Galles. Il se rend plus tard en Egypte et réalise plusieurs tableaux et aquarelles ayant pour thèmes des scènes de harem, de rues ou de mosquées.

William Holman HUNT (1827-1910) : Elève de l’Académie de Londres. A partir de 1850, il devient avec Millais et Rossetti le fondateur de l’école des préraphaélites. Il passa de longues années en Palestine pour y peindre des tableaux religieux. Ces œuvres sont caractéristiques de son talent, très anglais, mystique, pénétré de symbolisme évangélique, et, en même temps, préoccupé, dans le détail, de sincérité, de réalisme et de scrupuleuse exactitude.

Augustus Osborne LAMPLOUGH (1877-1930) : Il a été membre de la Royal Academy et de la Royal Watercolour Society.

Edward LEAR (1812-1888) : Rien ne prédestinait Edward Lear à devenir le peintre orientaliste et voyageur qu’il fut. D’une famille nombreuse, il est le 20° d’une famille de 21 enfants, chétif et épileptique, la vue basse à force d’étudier et de dessiner, rêveur et passionné, il commence une vie errante en 1837. Il se rend en Italie, en Grèce puis au Moyen-Orient, Egypte et Palestine en 1866-67, où l’émerveillement devant les paysages nouveaux le poussent à aller encore plus. Il poursuivra son périple jusqu’au Ceylan. Plutôt mal vu dans une Angleterre victorienne qui rejette l’homosexualité, il gagne difficilement sa vie en vendant aquarelles et lithographies, pourtant de grande qualité. Ses huiles connaissent quelques succès mais ce n’est qu’au XX° siècle que les collectionneurs reconnaissent sa valeur.

Noel Harry LEAVER (1889-1951) : Il commence à étudier à l’âge de seize ans au Royal College of Art où il étudie l’architecture, la peinture et le dessin. Il est gratifié de nombreuses récompenses et bourses de voyages qui lui permettent de visiter l’Europe et l’Afrique du Nord. En 1912 il revient d’Italie pour occuper son premier poste en tant qu’enseignant à l’école d’art de Halifax. Après 1915 il étudie à l’école d’art de Burnley où il passe la majorité du reste de sa vie. Ses vues architecturales d’Orient, bien que nourries de ses voyages semblent le plus souvent sorties d’un conte des mille et une nuits.

Lord Frederic LEIGHTON (1830-1896) : Il va en Italie et se fixe à Rome. Il se rend ensuite à Paris et fréquente les ateliers de Scheffer et de Fleury. Artiste, savant et dilettante il est le représentant de l’art anglais de son époque. Il fut influencé par le mouvement préraphaélite. Il a participé aux Expositions Universelles de 1878 à Paris et de 1889 et de 1990. Il a aussi été sculpteur. Il est devenu Président de la Royal Academy.

Moses LEVY (1885-1968) : Né en Tunisie, de père britannique, conseiller du Bey, et de mère italienne il passera sa vie entre Italie et Tunisie. Il étudie d’abord au Lycée Carnot de Tunis puis à l’académie de Lucques à Florence puis l’Ecole des Beaux-Arts de Florence en 1903. Il s’installe en Tunisie pendant la seconde guerre mondiale. Il rentre définitivement en Italie en 1945. Il expose dans les salons Italiens et Tunisien ainsi que dans les expositions coloniales. Membre du groupe des 4 à Tunis en 1936 puis du groupe des dix en 1947 il devient membre de l’école de Tunis en 1950.

John Frederick LEWIS (1805-1876) : Plutôt secret, uniquement préoccupé de peinture, Lewis voyage au Maghreb et au Proche-Orient puis s’installe dans les années 1840 au Caire. Là il fuit la communauté occidentale, porte le costume oriental et vit en seigneur ottoman. Ses aquarelles sont particulièrement fines et ses huiles, peintes à son retour en Angleterre sont très appréciées.

William LOGSDAIL (1859-1944) : Il étudie à Lincoln puis à Anvers. Il visite les Balkans, l’Egypte, le Proche-Orient et Venise. Il peint les paysages et les scènes dont il a été témoin au cours de son voyage.

Edwin LONG (1829-1891) : Quasiment autodidacte, il se rend quelques temps en Espagne où il copie Velasquez et Murillo. Grand admirateur de Gustave Doré il partage avec ce dernier un goût prononcé pour le fresque historique et biblique. Son succès commercial est immense. Il devient membre de la Royal Academy.

William LUKER (1828-1905) : Il expose à de 1852 à 1889 à Londres. Il peint des paysages, des portraits et des scènes de genre.

John MARTIN (1789-1854) : D’abord dessinateur d’armoiries il prend des leçons de peinture auprès d’un peintre italien, Bonifazio Musso. Il apprend alors les différents procédés de peinture sur verre, porcelaine ou émail ainsi que l’aquarelle. Il débute en 1812 comme peintre et peint rapidement d’immenses toiles sur des thèmes religieux qui font impression sur le public. L’Académie Royale, réagissant contre son style emphatique et théâtral refuse d’exposer un de ses tableaux mais la British Institution lui décerne une médaille d’or. En 1821 il présente Le festin de Balthazar qui est acclamé. Il se détourne un temps de la peinture pour se faire ingénieur, inventeur et y revient en 1838 avec des sujets à effet.

Arthur MELVILLE (1855-1904) : Ecossais. Artiste d’avant-garde, célèbre pour ses aquarelles aux couleurs intenses. A 28 ans il voyage en Egypte et reste deux ans au Caire. En 1882 alors qu’il voyage à cheval de Bagdad à la Mer Noire il est attaqué par des brigands. Enlevé, dépouillé, il est laissé nu dans le désert. Il est sauvée par la population locale. Les coupables seront arrêtés et exécutés. Il fut aussi emprisonné quelques semaines, soupçonné par le pacha local d’être un espion à la solde de l’Angleterre. Ces quelques incidents suffisent à montrer que les artistes orientalistes pouvaient parfois être confrontés à des situations dignes des plus grands aventuriers.

Mortimer L. MENPES (1855 -1938) : Né en Australie. Elève de Whistler, il expose de 1882 à 1913 à la Society of Painters Etchers de Londres. Il fut peintre, graveur et essayiste.

William James MULLER (1812-1845) : Fils de réfugié allemand installé en Angleterre, il expose à la Royal Academy en 1833. En 1838 il voyage en Grèce et en Egypte. En 1849 il participe à l’expédition de l’archéologue anglais Charles Fellows en Asie Mineure. Il réalise dans le cadre de cette expédition de nombreuses aquarelles qui sont conservées au British Museum. Il réalise quelques toiles. Sa santé fragile ne lui permet pas d’achever l’œuvre entreprise.

Elizabeth MURRAY (c1815-1882) : Elle est la fille du peintre Thomas Heaphy (1775-1835). En 1835 elle reçoit commande d’une série de dessins de l’île de Malte. De là, elle se rend à Gibraltar puis à Tanger. Elle se marie avec Henry John Murray, alors consul britannique au Maroc. Elle se lie d’amitié et gagne la confiance de plusieurs femmes marocaines et est invitée chez elles, ce qui lui permet de pénétrer ainsi une sphère intime en général inaccessible aux occidentaux. Elle expose à la Royal Academy de 1834 à 1843.

Ernest NORMAND (1857-1923) : Il a étudié à l’Académie Julian à Paris. Peintre de sujets bibliques, classiques ou historiques il tend parfois à donner à ses tableaux un net caractère orientaliste en produisant des scènes de harems, d’esclaves, toutes teintées d’un certain voyeurisme et un excès de sensualité qui a été critiqué en son temps. Son oeuvre est influencée par le mouvement préraphaélite. Il se marie avec Henrietta Rae, elle-même artiste peintre, produisant des oeuvres sur les mêmes thèmes. Ils avaient noué des liens d’amitiés avec le peintre Frederick Leighton et George Frederic Watts.

John William NORTH (1842-1924) : A l’âge de onze ans, il est laissé sous la garde de ses oncles, ses parents émigrants au Canada. Il étudie à la Marlborough House School of Art et en 1860 trouve une place d’apprenti chez un graveur. Il expose des aquarelles pour la première fois en 1865. Il est vite remarqué et devient membre de diverses associations artistiques britanniques. Il travaille souvent en association avec Fred Walker avec qui il part en voyage en 1872 en Algérie. La santé dégradée de Walker l’oblige à rentrer en Angleterre. North reste en Algérie, achète une terre, y construit une maison et s’y rend régulièrement pendant les années qui suivront. Il se spécialise dans la peinture de paysages, surtout à l’aquarelle. C’est surtout la campagne d’Angleterre qu’il dépeint mais on lui connaît des vues d’Algérie.

Aloysius O’Kelly (1853-c1935) : Cet artiste irlandais arrive à Paris en 1874 où il étudie sous la direction de Léon Bonnat et Jean-Léon Gérôme. Il se rend souvent en Bretagne où il réalise de nombreux portraits et paysages. Il voyage en Egypte en 1883 et jusqu’au Soudan en compagnie de son frère reporter pour rendre compte de révolution nationaliste mahdiste conduite par Muhammad Ahmad Abd Allah, qui s’est proclamé Mahdi. Il produit de nombreuses vues du Caire.

Adam Edwin PROCTOR (1864-1913) : Il étudie auprès de Frederick Brown. Il devient membre du Royal Institute of British Artists et du Royal Institute of Painters.

David ROBERTS (1796-1864) : Il entre en 1822 comme peintre de décors au théâtre de Drury-Lane à Londres. Il voyage en Espagne, au Maroc, en Egypte et en Palestine pendant plusieurs années. Il publie des albums de lithographie qui ont fait sa réputation et son succès. L’utilisation de la couleur et la précision de son dessin font de lui un témoin remarquable de son époque. En effet, ayant abandonné la thématique orientaliste dès 1840, il a fait partie des premiers occidentaux qui ont dépeint ces contrées. Ses vues de temples et de ruines égyptiennes en particulier, sont somptueuses.

Charles ROBERTSON (1844-1891) : Il étudie à Londres. Il devient membre du Royal Institute of Painters in Watercolour et de la Royal Society of Painters, Etchers and Engravers. Il expose surtout à Londres à partir de 1863. Il a résidé à Aix-en-Provence. Il fait un voyage en Afrique du Nord en 1862 alors qu’il est âgé de 18 ans. Dès l’année suivante il expose ses première œuvres orientalistes. Il retournera à plusieurs reprises en Afrique du Nord où il effectuera des séjours plus ou moins longs.

Horace van RUITH (1838-1923) : Il a exposé à Londres à la Royal Academy à partir de 1888 mais a longtemps vécu en Italie dont il a peint des paysages. On lui connait quelques vues orientalistes.

Thomas SEDDON (1821-1856) : Il se rend en France et demeure à Paris, puis à Barbizon et à Dinan. Il voyage en Égypte en 1853 où il rencontre l’érudit Richard Burton. En 1854 il voyage en Palestine en compagnie de William Holman Hunt. Une exposition lui est consacrée en 1855. Il retourne au Caire où il meurt d’une fièvre rhumatismale.

William SIMPSON (1823-1899) : Ecossais. En 1854 il part pour la Crimée. Il peint les scènes importantes du règne de la Reine Victoria. En 1859 il se rend aux Indes, en 1868 il participe à une expédition en Abyssinie. En 1878 il peint la guerre d’Afghanistan. En 1874 il devient membre du Royal Institute. En plus de la peinture, il fut dessinateur et aquarelliste ainsi que lithographe.

Alan SORRELL (1904-1974) : Fils de joaillier, il étudie à l’école des Beaux-Arts de Southend puis au Royal College of Art de Londres en 1924. En 1928 il voyage en Italie. Il devient membre de la Royal Watercolour Society en 1937. Dans les années 1940 il est peintre de la guerre de la Royal Air Force. Il est surtout connu comme illustrateur et dessinateur de scènes archéologiques.

Richard Phené SPIERS (1838-1916) : Il fut professeur à l’école d’architecture de la Royal Academy. Avant cette époque, il entreprend, en 1865 un grand voyage avec quelques amis artistes. Ce voyage les mènera en France, en Allemagne, en Grèce, puis vers la Syrie, la Palestine et l’Egypte. Il produit des scènes orientalistes jusqu’en 1894 au moins.

Robert TALBOT-KELLY (1861-1934) : Peintre de genre, il est membre de la Royal British Academy et du Royal Institute of Painters in Watercolour. Il peint surtout à l’aquarelle. A la suite de ses nombreux voyages en Egypte, il produit un grand nombre de scènes orientalistes. Grand voyageur, il se rend jusqu’en Birmanie et en Islande.

Walter TYNDALE (1855-1943) : Né à Bruges de parents anglais, il fut peintre et écrivain. Il étudie à Bruges, Anvers et Paris et débute au Salon de Londres en 1880.

Charles VACHER (1818-1883) : Membre de la Watercolour Society, il peint des scènes de genre, des paysages, le plus souvent à l’aquarelle. Il a voyagé en Italie, en Sicile, en Algérie et en Egypte en 1836, ainsi qu’au Proche-Orient en 1839. Il expose à Londres de 1838 à 1881.

John VARLEY Jr. (1850-1933) : Il peint des scènes d’Egypte et expose à Londres de 1870 à 1895 à la Royal Academy. (ne pas confondre avec John Varley 1778-1842)

Henry WALLIS (1830-1916) : Il étudie à la Royal Academy de Londres. Il entre ensuite dans l’atelier de Gleyre à Paris à l’école des Beaux-Arts. Il voyage en Italie et en Egypte et expose à Londres de 1854 à 1893.

Henry WARREN (1794-1879) : Artiste complet, il hésite entre peinture, sculpture et musique. En 1818 il entre à la Royal Academy. Il expose en 1823. Très vite il finit par abandonner l’huile pour l’aquarelle.

John Dawson WATSON (1832-1893) : Il débute ses études dès l’âge de quinze ans. Il commence à exposer en 1851 après avoir étudié à la Royal Academy de Londres. Membre de la Royal Watercolour Society.

James WEBB (c1825-1895) : Il expose à Londres de 1850 à 1888, principalement des paysages et des marines.

Sir David WILKIE (1785-1841) : Ecossais. Il s’est acquis une renommée dans le genre de la scène populaire. Sa peinture atteint très vite des prix importants. Lors de la première Restauration il effectue un voyage à Paris puis séjourne quelques temps en Hollande. Il voyage en Espagne et à Constantinople où il peint des portrait du Sultan. Il visite ensuite Smyrne, Rhodes, Beyrouth, Jérusalem, Alexandrie. Il meurt en mer près de Gibraltar au retour d’un voyage qu’il entreprend vers la Terre Sainte. Il laisse des études colorées d’une grande liberté de ton.

Patten WILSON (1868-1928) : Il étudie sous la direction de Fred Brown. Connu comme graveur et illustrateur, en particulier lors de sa collaboration avec l’éditeur Lane, il a aussi été peintre orientaliste. Il a exercé dans toute l’Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tunisie et Égypte mais aussi en Bretagne et en Belgique.

Richard Caton WOODVILLE (1856-1927) : Fils d’un militaire américain installé à Londres, il est envoyé en Egypte par la Fine Art Society en 1882 pour peindre la bataille de Kassassin. Le tableau est expose l’année suivante parmi d’autres peintures de batailles de différents artistes. Ce voyage lui a permis de relever diverses scènes, y compris des scènes de genre.

Francis John WYBURD (1826-?) : Il expose à Londres de 1846 à 1889. Il s’adonne à la peinture de genre. Ses tableaux orientalistes, minutieux dans le détail et le rendu des étoffes est dans la veine académique et exploite les habituels clichés orientalistes : harem, odalisques, etc…

William WYLD (1806-1889) : Il vécut le début d’une carrière diplomatique à Paris puis devient négociant en Champagne. Il est convaincu par son ami Bonington de venir étudier la peinture à Paris auprès de Louis Francia. En 1833 il accompagne Horace Vernet à Alger dont il bénéficie des relations pour vendre ses œuvres. Il fut décoré de la Légion d’Honneur pour avoir contribué au développement de l’aquarelle en France. Il expose au Salon du Louvre à partir de 1839 puis à la Royal Academy et à la British Institution dès 1848. En 1855 il participe à l’Exposition Universelle dans la section française.

Edouard Léon Louis LEGRAND dit EDY-LEGRAND (1892-1970) : Il commence ses études artistiques à Genève et y expose pour la première fois au Musée Rath en 1912. Après un bref passage à Munich, il étudie à Paris à l’Académie Humbert puis aux Beaux-Arts. Il étudie ensuite sous la direction de Lucien Simon. Il débute comme illustrateur et commence à voyager en Europe. Il peint aussi de larges compositions et réalise la décoration de paquebots et de grands magasins parisiens. En 1923 il effectue un séjour en Algérie puis au Maroc. En 1933 il collabore avec Majorelle, mais c’est surtout avec Henri Clamens qu’il se lie d’amitié en 1934 au Maroc. Il voyage durant une vingtaine d’années de Tanger à Goulimine, le Maroc devient alors sa terre d’élection et il s’y installe.

Emile Etienne ESBENS (1821-?) : Il est connu pour ses portraits, ses figures et ses natures mortes.

Anna de l’ESPINNOIR (XIX°)

Henry d’ESTIENNE (1872-1949) : Elève de Jean-Léon Gérôme aux Beaux-Arts de Paris. Il débute au Salon de 1896. Il visite le Maghreb, la Turquie, l’Egypte. Il participe a plusieurs expositions coloniales. Il participe à l’Exposition Universelle de 1900. Il obtient alors le titre de peintre du Ministère des Colonies. Il effectue deux voyages en Algérie en 1911 et 1926. Ils sont décisifs dans son orientation vers l’orientalisme. Ses portraits de femmes de Bou-Saâda ont été très appréciés.

Antoine ETEX(1808-1888) : Connu essentiellement comme sculpteur, en particulier pour la réalisation de deux des quatre hauts-reliefs des piédroits de l’Arc de Triomphe, il a été aussi peintre. Il s’est formé auprès de Ingres et du sculpteur James Pradier. En 1832 il effectue un voyage de trois semaines en Algérie d’où il rapporte de nombreux croquis.

Jean EVEN (1910-1986) : Il entre en 1932 à l’école des Beaux-Arts de Paris où il est l’élève de Devambez et de Charles Guérin. Il expose au Salon de 1935 et il obtient une médaille d’or en 1939. En 1936 il reçoit le prix de la Casa Velasquez. A cause de la guerre civile en Espagne, il profitera de ce prix au Maroc à Fès. Il réalise de nombreuses affiches touristiques pour le Maghreb dans les années 40.

Joseph EYSSERIC (1860-1932) : Géographe, explorateur, mathématicien et astronome, c’est en amateur qu’il s’adonne à la peinture. Il voyage dans le monde entier et en particulier au Proche-Orient.

Pierre FAGET-GERMAIN (c1900-1961) : Il étudie à l’école des Arts Décoratifs de Bordeaux. Il peint des marines recherchées. Il a travaillé avec Léon Carré et Albert Marquet.

Victor Marius FARCY (1858-1942) : Elève de Fernand Sabatté et René Xavier Prinet, il expose au Salon de Paris.

Hélène FAREY NIVELT (née en 1909) : Née à Alger, elle étudie à l’école nationale des Beaux-Arts de cette ville de 1928 à 1931. Elle se rend à Paris en 1937 et expose au Salon d’Automne. Elle épouse le peintre Roger Nivelt en 1941. Elle obtient plusieurs bourses de voyages : vers la Tunisie en 1946, le Maroc en 1952, l’Egypte et le Soudan en 1956. Une donation Farey-Nivelt a été faite au musée de Noyers-sur-Serein.

Paul FENASSE (1899-1976) : Né à Alger, il étudie à l’Ecole des Arts Décoratifs de cette ville puis à Paris. Sociétaire du Salon des Artistes Français à partir de 1926, il expose aussi au Salon des Artistes Orientalistes Algériens. Il devient professeur à l’Ecole des Arts et Industries d’Alger. Il peint de larges compositions, paysages et panoramas d’Algérie, de la côte au grand sud. De retour en France en 1953 il rejoint sa fille, installée au Texas, aux Etats-Unis.

Laurent Charles FERAUD (1829-1888) : Il participe à toutes les campagnes de l’armée française en Afrique de 1848 à 1860 comme interprète. Il fut à la fois archéologue, peintre et diplomate en Afrique du Nord avant de devenir ministre plénipotentiaire à Tanger.

Louis FERNEZ (1900-1984) : Sa famille s’installe en Algérie en 1913, il entre dès son arrivée à l’école des Beaux-Arts d’Alger sous la direction de Léon Cauvy. En 1917 il se rend à Paris ou il devient l’élève de Fernand Cormon. Il commence à exposer à Paris dès 1920. Il retourne régulièrement en Algérie puis s’y fixe. Il y travaille en compagnie du peintre Louis Antoni. Il a longtemps vécu à El-Biar et a enseigné à l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger. En 1942 il rentre définitivement en France.

Eloi Firmin FERON (1802-1876) : Elève du Baron Jean Gros, il voyage en Algérie et en Tunisie. Prix de Rome en 1826 il revient à Paris en 1832 et travaille pour les galeries de Versailles où il peint, entre autres, La Prise de Rhodes.

Augustin FERRANDO (1880-1957) : Né en Algérie, il étudie à l’école des Beaux-Arts d’Alger en 1898 sous la direction d’Hyppolite Dubois. Il fait la connaissance du peintre Rochegrosse dont il reçoit les conseils. Il est incité à poursuivre ses études à l’école des Beaux-Arts de Paris et c’est en 1906 qu’il entre dans l’atelier de Cormon. C’est à Paris qu’il fait la connaissance des fauves qui influenceront son style. Dans les années 1920 il dirige l’école des Beaux-Arts d’Oran. Sa peinture élégante et équilibrée aussi bien dans les formes que dans la palette respirent le calme et la sérénité.

Gabriel Joseph Marie Augustin FERRIER (1847-1914) : Elève de Pils, Lecoq de Boisbaudran et E. Hébert, il étudie à l’école des Beaux-Arts et obtient le Prix de Rome en 1872. Dès ses débuts les critiques jugent ses tableaux agréables et d’un grand charme mais parfois maniéré et froid. Il sera plus apprécié pour ses portraits et sera reconnu comme un enseignant remarquable à l’école des Beaux-Arts où il enseigne depuis 1903. Il expose au Salon dans les années 1870 et 1880. On connait de lui des tableaux orientalistes de la fin des années 1880. Il devient commandeur de la Légion d’Honneur en 1911 et membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1906.Odette FERRU (1915-) : Elle étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon en 1933 puis aux Beaux-Arts de Paris de 1934 à 1937. Elle expose au Salon des Artistes Français. Elle épouse le sculpteur orientaliste Marceau Ferru qu’elle suit à Alger. Elle y habite pendant 30 ans et elle y exerce son métier de peintre. De retour en France elle gardera ses habitudes de peintre paysagiste en réalisant des vues du sud de la France.

Raymond FEUILLATTE (1901-1971) : Il étudie à l’École Nationale supérieur des Beaux Arts et des Arts Décoratifs dont il obtient le premier grand prix en 1924. Il voyage au Maroc et en Tunisie en 1933-34 grâce à une bourse de voyage. Il y réalise plusieurs portraits et scènes, à l’huile ou à la gouache. Il expose aux Salons parisiens. Il est aussi décorateur, il exécute des cartons de tapisseries et la décoration à fresques des églises de Nanterre et Châtenet. Il préside le Salon d’Automne en 1941.
Nous remercions la famille de l’artiste pour les renseignements si aimablement communiqués.

Alexandre FICHET (1881-1968) : Il expose des portraits et des paysages dans divers salons, en particulier celui des Indépendants. Il préside le Salon Tunisien de 1912 à 1968. Pendant la seconde guerre mondiale il sera déporté en Silésie, ce qui interrompra l’activité du Salon, mais en reviendra à la fin de la guerre.

Isidore FLACHÉRON (1806-1973) : Il est surtout connu pour ses paysages d’Italie et du Midi de la France. Au Salon de 1864 il présente un paysage d’Algérie.

Eugène Napoléon FLANDIN (1803-1876) : Né à Naples. Elève de Horace Vernet. Il débute au Salon en 1836. Il fait ensuite un voyage en Algérie en 1837 où il accompagne l’armée française dans sa campagne. Ses connaissances en archéologie le désignent pour une mission en Perse en 1840 accompagné de l’architecte Coste. Cette mission relève du roman d’aventure. Il s’agissait d’une mission diplomatique française chargée de recueillir le maximum de renseignements sur une Perse à l’époque isolée diplomatiquement, fermée à l’Occident. Le chef de la mission, peu diplomate, fut rappelé à Paris, laissant sur place les deux artistes, dans un milieu hostile et peu connu. Après deux ans de travail acharné ils reviennent en France et publient un album sur la Perse en six volumes qui fera date. Il retourna au Moyen-Orient en 1844, en Mésopotamie. Ses toiles et ses gouaches représentent souvent les monuments orientaux.

Lucienne FLEURY-D’HERBEZ (XIX-XX°) : Elève de Fernand Sabatté et René Xavier Prinet, elle expose au Salon de Paris. Elle effectue un voyage au Maroc en 1936.

Eugène Victor de FLOGNY (1825-1879) : Il mène une brillante carrière militaire, tout d’abord élève de Saint-Cyr puis officier de cavalerie pour se hisser jusqu’au grade de général de cavalerie. Il participe, à la tête du 3ème régiment de chasseurs d’Afrique à la répression de l’insurrection algérienne de 1871. Il s’installera définitivement en Algérie où il terminera ses jours. Il a mené de front une carrière de peintre, après des études dans l’atelier de Delacroix. On le trouve au Salon des Artistes Français de 1869 à 1876 avec uniquement des scènes algériennes dont plusieurs sur des thèmes militaires.

Louis FLOT (XIX-XX°) : Il vivait et travaillait en Afrique du Nord au début du XX° siècle.

Lucien FONTANAROSA (1912-1975) : Il fait ses études aux Beaux-Arts de Paris. Il obtient une bourse de voyage en 1934 et le grand prix de Rome en 1936. Il effectue un voyage au Maroc en 1935. Il est connu pour de grandes compositions historiques.

Siméon Jean Antoine FORT (1793-1861) : Il étudie sous la direction de Christian Brune et expose des paysages au Salon à partir de 1824. Il voyage en Europe et en Egypte. Il aurait visité l’Algérie en 1840 mais ses tableaux remarquables par leur précision topographique sur des paysages et vues algériennes ont surtout été réalisées à partir de croquis d’officiers ayant participé à la conquête du pays.

Charles Dominique FOUQUERAY (1869-1956) : Il étudie aux Beaux-Arts de Paris où il est l’élève de Cabanel et de Cormon. Il maîtrise toutes les techniques picturales. D’une lignée de marins, il devient peintre officiel de la Marine et des Colonies. Il sillone la méditerranée comme fusillier pendant la première guerre mondiale. Il est un des rares peintres à avoir exercé en Arabie Saoudite. Il expose au Salon des Artistes Français de 1890 à 1955 et participe à l’Exposition Universelle de 1900. Il a illustré, entre autres, le Roman d’un Spahi de Pierre Loti. Il est aussi connu comme décorateur, affichiste, lithographe et graveur.

Louis-Vincent FOUQUET (1803-1869) : Il étudie dans l’atelier de Decamps. Il pratique l’huile et l’aquarelle et expose au Salon de 1827 à 1868.

Jacqueline Marguerite FOURNIALS (XIX°-XX°) : Elle expose à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1928 et obtient une bourse de voyage en 1931.

Pierre Georges FRAILONG (1886-1961) : Il étudie d’abord à Limoges puis à Paris dans l’atelier de Cormon. Il expose au Salon des Artistes Français à partir de 1923, principalement des vues d’Algérie. A partir de 1913 il est professeur de dessin au lycée Bugeaud d’Alger. Il devient vice-président de la Société des Artistes Orientalistes Algériens.

Georges FRANÇOIS (1880-1968) : Elève aux Beaux-Arts de Tours de 1897 à 1902, il étudie ensuite dans l’atelier de Jean Paul Laurens. Il voyage dans les colonies françaises de 1917 à 1937 et participe à de nombreuses expositions.

Félix Maurice FREDOUILLE (1896-?) : Né à Oran en Algérie. Il expose au Salon des Artistes Français. Il obtient une médaille d’argent en 1925. Il devient professeur à l’école des Beaux-Arts d’Alger en 1950.

Édouard FRÈRE (1819-1886) : Frère cadet de Théodore Frère. Il étudie aux Beaux-Arts de Paris à partir de 1836 sous la direction de Paul Delaroche. Il expose au Salon de 1842 jusqu’à sa mort. Principalement peintre de scènes de genre champêtres et campagnardes, on lui connaît quelques paysages orientaliste.

Charles Théodore FRÈRE (1814-1888) : Son père voulait l’orienter vers une carrière musicale, il choisira la peinture. Il fut l’élève de Jules Cogniet et de Camille Roqueplan. Il expose au Salon la première fois en 1834. Il voyage en Algérie en 1837, Constantinople et la Syrie et ne peint plus à partir de ce moment que des scènes orientalistes et en présente pour la première fois au Salon de 1839. Les aristocrates de l’époque aiment à acquérir ses œuvres très appréciées des critiques. Il se rend à Alger en 1837 et 1839, ainsi qu’à Constantine. En 1851 il entreprend un long périple, passant par Malte, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Palestine puis l’Egypte. Il a un atelier au Caire. Le gouvernement égyptien lui confère le titre de “bey”. Il fait partie, comme de nombreux peintres de la suite de l’impératrice Eugénie lors de son voyage au Canal de Suez en 1869. Ses cieux bleu azur faits d’aplats de teintes unies, sont sa “marque de fabrique”, souvent imités, rarement égalés. Il fut accusé par ses critiques de se “répéter un peu”. Il expose régulièrement au Salon jusqu’en 1887.

Achille Emile Othon FRIESZ (1879-1949) : Précoce, il dessine avec style dès l’âge de 12 ans. Issu d’une famille de navigateurs, il devient l’élève de Bonnat mais quitte son atelier après une observation désagréable de son maître. Il étudie ensuite avec profit avec Charles Lhullier, un ami de Jongkind. D’abord salué comme fauviste, il expose aux côtés de Matisse au Salon des Indépendants. Il est connu pour ses paysages normands, bretons, ses portraits puis de grandes compositions, des paysages d’Italie et d’Orient. Il devient professeur et enseigne dans les murs de l’ancien atelier de Bouguereau.

Eugène FROMENTIN ( 1820-1876) : Elève de Cabat pour le paysage et de Rémond, il fait dès l’âge de 22 ans un voyage en Orient, plus précisément en Algérie. Il s’est rendu célèbre pour ses écrits (Dominique entre autres). En tant qu’écrivain il a laissé à l’orientalisme Un été dans le Sahara paru en 1854 et Une année au Sahel paru en 1858. Selon l’expression de Sainte-Beuve c’est un artiste “armé de deux mains” car il est aussi bien reconnu comme écrivain que comme peintre. Il débute comme peintre au Salon de 1847. Il décrit les chasses arabes, les caravanes et les fantasias qu’il sublime et embellit. Baudelaire dit que “ces toiles soulèvent en moi une vapeur enivrante, qui se condense bientôt en désirs et en regrets”. Elles lui valent un premier prix au Salon de Paris en 1859 et la Légion d’Honneur.

Gustave Achille FROMENTIN (1818-1878) : On connaît de lui un dessin intitulé la halte de chameaux à Aïn Mahdy. Ses liens avec le précédent ne sont pas établis.

Antoine GADAN (1854-1934) : La famille Gadan s’installe à Bône en Algérie en 1886. Antoine Gadan explore la région mais aussi l’Aurès et le Sud Algérien. Il reste à l’écart des milieux artistiques et expose très rarement à Alger. Plusieurs de ses œuvres sont conservées au musée et à la wilaya de Constantine. Il représente souvent des scènes des métiers de la terre et de l’élevage.

Marcel GAILLARD dit MARCEL-GAILLARD (1886-1947) : Il étudie à l’école des beaux-arts de Rouen. Peintre, aquarelliste, graveur et illustrateur, il fonde le groupe de la “Jeune peinture française”. Lauréat du prix de l’Afrique équatoriale. Il a séjourné et peint à Alger et dans l’Oranais en 1928.
Nous remercions la famille de l’artiste pour les renseignements si aimablement communiqués.

Jean Fabien GALEY (1877-1966) : Il étudie sous la direction de Jean Paul Laurens puis devient sociétaire du Salon des Artistes Français. Il expose à partir de 1911 et devient professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse.

Gilbert GALLAND (1870-1956) : Il étudie auprès de Hippolyte Dubois à Marseille. Il expose au Salon des aquarelles qui sont des vues de Marseille, de Bretagne, de l’Algérie et de l’Extrême-Orient. Il a décoré le restaurant “Le train bleu” à la gare de Lyon à Paris. Il s’installe en Algérie en 1889. Il participe à la création de la Société des Peintres Orientalistes Algériens en 1897. Il voyage dans le sud algérien en compagnie de Maxime Noiré.

Louis GALLIAC (1849-1934) : Il étudie sous la direction d’Alexandre Cabanel, d’Adolphe Yvon et de Léon Bonnat. De 1879 à 1923 il expose au Salon de Paris et au Salon des Artistes Français. De ses maîtres il acquiert la précision du dessin et la maîtrise des textures.

Geneviève-Marie GALLIBERT (1888-1978) : Elle étudie sous la direction de Raoul Dufy. Elle est sociétaire du Salon d’Automne dès 1922. Elle expose au Salon des Tuileries et devient peintre du Ministère de l’Air. Elle est connue comme paysagiste, on note des vues et des scènes du Maroc qu’elle visite à plusieurs reprises au début des années 30.

Sauveur GALLIERO (1914-1963) : Né à Alger, il étudie le dessin sous la direction de Henri Chevalier au lycée puis entre aux Beaux-Arts d’Alger. Aidé par Albert Camus qui l’héberge un temps il expose à Oran grâce aux encouragements de l’écrivain. L’exposition est un succès. Il entre dans l’armée en 1936 et y reste neuf années pendant lesquelles il continue à dessiner. En 1945 il est à Paris puis visite l’Europe. Il visite le Maroc en 1949. Il obtient une bourse de la Casa Velasquez. Il enseigne un temps à l’école des Beaux-Arts d’Alger.

Ambroise Louis GARNERAY (1783-1857) : Fils de peintre, il s’embarque pour les Indes, assiste à plusieurs combats, fait naufrage à plusieurs reprises. Il était timonier sur la “Belle-Poule” en 1806 lorsque celle-ci tombe aux mains des anglais. Il reste prisonnier à Portsmouth jusqu’en 1814. Pendant sa captivité il se remet à l’étude du dessin et de la peinture. De retour en France, il obtient la place de peintre du Duc d’Angoulême, grand amiral de France. En 1833 il devient directeur du musée de Rouen, puis entre à la manufacture de Sèvres. Il fut surtout peintre de marine mais aussi dessinateur et graveur.

Constant Georges GASTÉ (1869-1910) : Il étudie auprès de Cabanel et de Raphaël Collin. En 1892, il visite le Maroc, puis tout le Maghreb et la Palestine. Il obtient en 1896 une mention honorable au Salon des Artistes Français et une médaille de 3° classe en 1897. Il séjourne longtemps en Algérie, visite la Tunisie en 1898 puis l’Egypte, la Palestine. Il se consacre à l’orientalisme pendant de nombreuses années mais sa recherche d’exotisme “neuf” le pousse jusqu’en Inde et au Ceylan. Il meurt à Madurai en Inde en 1910.

Emile GAUDISSARD (1872-1957) : Né à Alger, cet artiste polyvalent est tour à tour peintre, lithographe, sculpteur, maître tapissier et architecte. Il devient sociétaire du Salon des Artistes Français en 1906, expose au Salon d’Automne et à celui de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il obtient une bourse de voyage en 1904. Il réalise des décorations de navires, de magasins et de restaurants. En peinture il réalise des huiles et des aquarelles.

Saint-Elme GAUTIER (1849-1905?) : Elève de Gérôme il expose au Salon de Paris de 1870 à 1876. Il est surtout connu comme illustrateur.

Antoine Gabriel Tancrède GAZEAU Comte de la BOUÈRE (1800-1881) : Elève de Christian Brune et de Edouard Picot, il participe comme Capitaine d’Etat-Major à l’expédition d’Alger en 1830 et peint des vues d’Afrique du Nord et d’Egypte. Il débute au Salon en 1827 avec des vues d’Italie et des paysages orientaux. Il a pratiqué la gouache. Le musée d’Angers possède quelques œuvres de ce peintre.

Léon GEILLE de St LÉGER (1864 - ?) : Né à Alger, il suit les cours d’Hyppolyte Dubois au conservatoire d’Alger, puis il s’inscrit à ceux de Paris. De retour en Algérie, il collabore à différents journaux illustrés. Il expose au Salon des Artistes Français de 1893 à 1901.

Alexandre GENET (1799->1850) : Capitaine, il participe aux premières étapes de la conquête de l’Algérie. Il y reste jusqu’en 1837. Il expose au Salon à partir de 1838.

Joseph Zephyris GENGEMBRE (c1818-1870) : Elève de Alexandre Couder, il expose au Salon de 1839 à 1870. Il peint des scènes historiques, des portraits, des animaux. Il pratique l’aquarelle.

Robert Albert GENICOT (1890-1981) : Elève d’Ernest Laurent, il expose au Salon des Artistes Français à Paris et obtient une médaille d’argent en 1925. Boursier du prix du Maroc en 1927. Il obtient une médaille d’or en 1937 à l’Exposition Internationale. Il expose aussi au Salon de la Société Coloniale des Artistes français. Ses vues du Maroc sont appréciées par les personnalités locales.

Henry GEOFFROY (1853-1934) : Il étudie sous la direction d’Adam Levasseur et expose à partir de 1874 au Salon de Paris puis au Salon des Artistes Français. Il s’est spécialisé dans la représentation de l’enfance, de ses jeux mais aussi de ses misères. On lui connaît plusieurs représentations d’enfants d’Afrique du Nord, en portraits ou mis en scènes.

Alphonse Léon GERMAIN-THILL (1873-1925) : Né en Algérie, il a été l’élève de Fernand Cormon puis de Gustave Moreau à Paris. Il expose au Salon des Artistes Français à partir de 1903. En 1906 il retourne en Algérie.

Théophile GIDE (1822-1890) : Il étudie sous la direction de Paul Delaroche et de Léon Cogniet à partir de 1840. Il expose au Salon à partir de 1845. On lui connaît quelques scènes orientalistes mais surtout sa toile de propagande intitulée “Chefs arabes présentés au prince-président” conservée à Ajaccio.

Léon GIFFARD (XIX-XX°) : Connu surtout pour ses paysages il fut l’élève de Winter. Il expose au Salon à partir de 1901.

Pierre Julien GILBERT (1783-1860) : Il étudie sous la direction de Nicolas Ozanne et de Louis-Philippe Crépin. Il se spécialise dans la peinture de marine. Peintre officiel à Alger en 1830 il a l’occasion de peindre le débarquement des troupes françaises. Il devient professeur de dessin à l’Ecole Navale. De 1822 à 1859 il est présent au Salon de Paris.

René GILLOTIN (1814-1861): Officier de Marine, il réalise un périple autour du monde. Ses aquarelles témoignent de son passage en Orient e,tre 1840 et 1843, Constantinople, Smyrne, Athènes ainsi qu’en Afrique Noire dans les années 1850, en Amérique latine et en Océanie.

Louis Eugène GINAIN (1818-1886) : Elève de Nicolas Charlet et d’Abel de Pujol, il débute au Salon de 1839. Le Duc de Montpensier l’emmène en Espagne avec lui en 1844. Peintre de chevaux, cette spécialité lui donne l’occasion de présenter fantasias, chevaux arabes et leur cavaliers.

Léon Jean GIORDANO DI PALMA (1886-?) : Il est nommé peintre par le ministère des colonies et expose au Salon des Artistes Français des paysages, dont certains dépeignent l’Afrique du Nord.

Albert GIRARD (1839-1920) : Il entre à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1857 où il étudie sous la direction de Bellel, de Picot et de Hippolyte Flandrin. Il reçoit le Prix de Rome en 1861. Il expose au Salon de 1859 à 1880. Il peint de grands panneaux et des tableaux dépeignant des scènes de la vie quotidienne en Algérie et en Kabylie.

Eugène Alexis GIRARDET (1853-1907) : Il est né de parents suisses, son père, Paul Girardet, était graveur et frère des peintres suisses Karl et Edouard Girardet. Il devient l’élève de Gérôme. Il voyage très souvent dans tous les pays du Maghreb à partir de 1874 ainsi qu’en Egypte et en Palestine. Il rencontre Etienne Dinet à Bou-Saada. Il expose au Salon de 1878 à 1880. Il expose aussi des œuvres orientalistes à l’Exposition Universelle de 1900 ainsi qu’à l’Exposition coloniale de Marseille en 1906. Sa peinture met l’accent sur la lumière qu’il réussit à capturer avec justesse. C’est un peintre exact, aux chauds coloris.

Jules GIRARDET (1856-1938) : Frère de Eugène Girardet. Elève de Cabanel il peint surtout des scènes de genre et des portraits. Quelques tableaux orientalistes sont signalés.

Julien GIRARDIN (<1855-1891) : Il expose des scènes de genre ou des paysages orientalistes aux Salon de 1855 à 1869.

Alexandre Antoine GIRARDOT (1815-?) : Entré aux Beaux-Arts de Paris en 1836, il expose au Salon de 1841 à 1848. C’est par ses vues d’Algérie qu’il est principalement connu.

Louis Auguste GIRARDOT (1856-1933) : Il a été l’élève de Gérôme et de Paul Dubois. Il obtient une bourse de voyage en 1887 et part pour le Maroc et l’Algérie. Il y retourne plusieurs fois. Il peint surtout des sujets féminins. Il expose au Salon des Artistes Français de 1881 à 1889. Il participe à l’Exposition Universelle de de 1889.

Pierre François Eugène GIRAUD (1806-1881) : Il entre à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1821, il a pour professeurs Louis Hersent et Joseph Théodore Richomme. Il reçoit le Prix de Rome pour la gravure en 1826 et expose au Salon de 1831 à 1866. Il voyage en Espagne, en compagnie de son ami Alexandre Dumas, puis en Algérie et à Tunis.

Sébastien Charles GIRAUD (1819-1892) : De 1843 à 1847 il voyage aux Iles Marquises d’où il rapporte de nombreux dessins. Il participe aux missions de “découvertes” des mers du Nord du prince Napoléon. Il a dépeint les milieux aristocratiques qu’il fréquentait et quelques scènes de genre orientalistes. C’est le frère de Eugène Giraud, auprès duquel il a pris des leçons.

David Eugène GIRIN (1848-1917) : Originaire de Lyon, il étudie aux Beaux-Arts de cette ville sous la direction de Joseph Guichard. Il expose à partir de 1870. On lui connaît des scènes de genre d’un Orient imaginaire et des paysages dont l’Algérie est le cadre.

Anne Louis GIRODET de ROUCY-TRIOSON (1767-1824) : Elève de David dès l’âge de 18 ans, il obtient le Prix de Rome en 1789. A la Révolution il doit quitter Rome et se rend à Naples puis à Gênes. De retour en France, il occupe un logement au Louvre. En 1815 il est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts. Il utilise des modèles qui vivent en France et n’a jamais voyagé en Orient. Sa monumentale toile intitulée “Les révoltés du Caire” du Musée de Versailles dénote un style fortement marqué par celui de son maître bien que teinté du romantisme naissant.

Gaspard GOBAUT (1814-1882) : Il débute comme dessinateur pour l’Armée en 1836. Il exerce jusqu’en 1881. Utilisant surtout l’aquarelle il a peint des scènes de la guerre de Crimée, des scènes d’Algérie et du Maroc (sans s’y être jamais rendu). Pour ses scènes de la conquête d’Algérie il a utilisé parfois des esquisses d’Alexandre Genêt et de Ferdinand Dupoc.

Alfred GODCHAUX (1835-1895) : Peut-être le père de Emile. Il a peint des paysages de Constantinople et des sujets italiens. Mais une confusion entre ses tableaux et ceux de Emile est toujours possible.

Emile GODCHAUX ((c1860-?) : Peut-être apparenté à Alfred Godchaux. Leurs oeuvres peuvent être confondues car leurs thèmes sont très proches. On lui attribue des vues d’Afrique du Nord.

Charles Léon GODEBY (1866-1952) : Il étudie sous la direction de Jean-Léon Gérôme et de Luc Olivier Merson. Il expose au Salon à partir de 1890. Connu comme peintre de la Bretagne, on trouve aussi de lui plusieurs vues d’Algérie.

Auguste François GORGUET (1862-1927) : Il fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Paris où il a pour professeurs Gustave Boulanger, Gérôme et Léon Bonnat. Il obtient une bourse de voyage en 1894 qui lui permet de visiter l’Italie, l’Espagne et l’Afrique du Nord. Il expose au Salon de Paris en 1894 et participe à l’Exposition Universelle de 1900.

Pierre GOURDAULT (1880-1915) : Elève de Baschet et de Schommer à l’école des Beaux-Arts de Paris. Il est sociétaire des Artistes Français dès 25 ans. Il voyage en Tunisie en 1905-06 puis s’y installe en 1912 avec son épouse Marie Martin-Gourdault. Il meurt au Champ d’Honneur durant la première guerre mondiale. Une exposition personnelle de ses œuvres avait été présentée en 1913 au Salon Tunisien.

Hippolyte Casimir GOURSE (1870-c1930) : Elève de Jean Paul Laurens et de Benjamin-Constant. Il devient sociétaire du Salon des Artistes Français. Il expose principalement des paysages. Parmi eux, des vues d’Afrique du Nord, en particulier de Tunisie.

Louis GRANATA (1901-1964) : Né en Italie, il obtient la nationalité française à la suite de son engagement aux côtés des français pendant la guerre. Il étudie la peinture auprès de Jules van Biesleweck et de Rochegrosse pour le paysage. D’abord pastelliste il utilise ensuite l’huile. Il possède un atelier à Alger et peint dans le sud Algérien des scènes typiques : personnages, paysages de Bou-Saada, de Kabylie, des marines. Il obtient de nombreuses récompenses comme le Grand Prix de la Société Libre des Artistes Algériens en 1938, une Médaille d’Argent d’art, sciences et lettres en 1960.

Alexandre GRELLET (1835-?) : Elève d’Horace Vernet et de Barrias, il débute à Paris en 1861 et expose à Paris jusqu’en 1891 des tableaux religieux, et d’histoire. On lui connaît quelques scènes orientalistes.

Thérèse GRIMONT (née en 1901) : Elle étudie sous la direction de Fernand Humbert et expose au Salon des Artistes Français à Paris. Elle produit des scènes de genre et des paysages d’Afrique du Nord.

François Adolphe GRISON (1845-1914) : Elève de Justin Lequien, il débute au Salon de 1873. Il s’installe dans les environs de Genève en 1868. Il a peint des scènes de genre dont quelques unes sur des thèmes orientaux.

Antoine Jean GROS (1771-1835) : Il fut l’élève de David dès l’âge de 14 ans mais rejoint très vite le mouvement préromantique qui fera l’admiration de Delacroix ou de Géricault. Sa toile la plus célèbre, exposée au Louvre, représente Bonaparte et les pestiférés de Jaffa, une œuvre de propagande comme il sut en produire, que ce soit sous l’Empire ou la Restauration. En réalité, il n’a jamais voyagé en Orient mais s’est inspiré des rapports faits par l’entourage de Bonaparte de retour de la campagne d’Egypte. Troublé par la vague romantique il revient au style de David avec des sujets mythologiques vers la fin de sa vie. Son œuvre suscite alors bien des critiques. Ces attaques, la maladie et la solitude le conduiront au suicide. On le retrouve noyé, près de Meudon.

Fidel GUDIN (1800-1874) : Il débute au Salon en 1824. Il peint des scènes turques et des portraits.

Herminie GUDIN épouse FAUCHIER (1825-?) : Elle étudie auprès de son père, Théodore Gudin. Mariée, elle expose sous le nom de Herminie Fauchier. Elle peint des marines, dont des vues du Bosphore, et des paysages.

Jean Antoine Théodore GUDIN (baron) (1802-1880) : Elève de Girodet-Trioson, il se sépare de ce dernier pour rejoindre les romantiques. Il débute au Salon de 1822 et obtient à celui de 1824, la Grande Médaille d’Or. Il fut chargé de nombreux tableaux pour la galerie de Versailles. Il fut sous le règne de Louis-Philippe et de second Empire, le peintre officiel de marines. Il prend part à l’expédition d’Alger en 1830.

Ernest GUERIN (1887-1952) : Il étudie à Rennes auprès de Lafont et Ronsin. Il est principalement connu comme peintre de la Bretagne, de la mer. Il utilise surtout la gouache et l’aquarelle. On lui connaît quelques vues de Tunisie.

Victor Oscar GUETIN (1873-1916) : Elève de Benjamin Constant. Il obtient le premier Grand Prix de Rome en 1902 et le Prix Henner en 1909.

Jean Adrien GUIGNET (1816-1854) : Il étudie à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1836 et expose au Salon de 1840 à 1848. Ses tableaux historiques ou orientalistes ont cette fantaisie de l’éclectisme qui prévalait chez les artistes qui n’ont pas été en contact avec l’Orient et dont la technique académique était parfaitement maîtrisée mais auxquels on a reproché le manque de vie dans la composition.

Paul GUIGOU (1834-1871) : Ses parents le destinaient à des études pour devenir notaire mais ses prédispositions artistiques le font remarque par Emile Loubon, directeur des Beaux-Arts de Marseille. Il part étudier à Paris en 1862. Il effectue un voyage en Algérie en 1866 dont il ramène des paysages. Il meurt prématurément à l’âge de 37 ans d’une congestion cérébrale.

Gustave Achille GUILLAUMET (1840-1887) : Il étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Paris et obtient le second prix de Rome en 1861. Il part pour l’Algérie en 1862. Il y séjourne plusieurs fois et pousse l’audace jusqu’à adopter la façon de vivre des autochtones. Il y contracte la malaria. Comme Fromentin, il acquiert une double renommée de peintre et d’écrivain. Il relate ses expériences dans ses écrits ( publiés en 1888 ) et peint des scènes du Sahara, et mettant en avant le respect profond qu’il éprouve pour les populations dont il partage l’existence. Vers la fin de sa vie, la lumière devient sa préoccupation principale dans ses toiles.

Pierre Désiré GUILLEMET (1827-1878) : Il voyagea et s’installa à Constantinople. Il y travaille pour le sultan Abdulaziz et établit la première académie privée de dessin et de peinture en 1874 avec l’aide du Sultan, dans la rue Kalyoncu Kullu où il enseigne en compagnie de sa femme, la technique et le style de la peinture occidentale.

Octave Denis Victor GUILLONNET (1872-1967) : Elève de Lionel Royer et de Fernand Cormon. Il expose au Salon à partir de 1887. Il obtient une médaille d’argent en 1900. Il est connu pour ses paysages champêtres. En 1901 il reçoit une bourse de voyages qui lui permet de passer une année en Algérie. Sa technique sera très influencée par la lumière de l’Afrique du Nord et il utilise la manière impressionniste des ombres colorées.

Robert Raoul André GUINARD (1896-1989) : Elève de Fernand Cormon et de Jean Pierre Laurens, il expose au Salon des Artistes Français. Il séjourne deux ans au Maroc.

Adolphe GUMERY (1861-1943) : Il étudie à l’école des Beaux-Arts de Paris à partir de 1882 sous la direction de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre. Il expose au Salon à partir de 1881, puis à la Société Nationale des Beaux-Arts ainsi qu’au Salon d’Automne dont il a été l’un des fondateurs. Il voyage beaucoup, en Espagne en 1910, en Algérie où il rencontre Etienne Dinet puis au Maroc et en Tunisie dans les années 20.

Jean-Baptiste Louis GUY (1824-1888) : Il étudie aux Beaux-Arts de Lyon à partir de 1839. Dès l’année suivante il expose à Lyon puis au Salon de Paris en 1868. En 1871 il devient enseignant à l’école des Beaux-Arts de Lyon mais est rapidement et injustement révoqué.

Félix GUYOT-GUILLAIN (1878-1960) : Il étudie à l’école des Beaux-Arts de Besançon puis à Paris. Il s’installe en Tunisie en 1905. Il participe à la conservation de la médina de Tunis. Il expose en Tunisie et à Paris de 1911 à 1958.

Georges GUYON, comte Théodore Gueulluy de Rumigny (1789-1860) : Militaire de carrière, il débute comme aide de camp de Louis-Philippe puis devient général de l’Armée française. Il participe à la campagne militaire contre l’émir Abd-el-Kader. Il expose au Salon de Paris de 1837 à 1848, principalement des sujets militaires de campagnes d’Afrique.

Constantin GUYS (1802-1892) : il est né en Hollande. Il est, depuis 1848, correspondant de l’Illustrated London News et c’est comme correspondant de guerre qu’il assiste à la Guerre de Crimée et pousse jusqu’à Constantinople à la fin de l’année 1853. Il voyage beaucoup, en 1854 il est en Grèce, de nouveau à Constantinople la même année puis de nouveau pour la Crimée, en 1855 fait escale en Egypte, et réalise de nombreux dessins, souvent rehaussés d’aquarelle. Il est surtout connu pour ses descriptions de la vie et de la mode sous le second Empire. Il se fixe à Paris en 1865.

Auguste HADAMARD (1823-1886) : Il étudie sous la direction de Paul Delaroche. Il expose au Salon de Paris à partir de 1846. On lui connaît quelques scènes orientales.

Godefroy de HAGEMANN (1820-1877) : élève de Filippo Palizzi à Naples, il expose à Nantes en 1861 puis à Paris en 1872. Il voyage en Orient. Il peint des scènes de la vie au Caire.

Roger Charles HALBIQUE (1900-1977) : Il étudie auprès de Laurens à l’académie libre Julian puis auprès de Rochegrosse à Alger. Il devient boursier sur gouvernement de l’Algérie et expose à Alger de 1929 à 1953 au salon des Artistes Orientalistes Algériens. Il expose aussi à Oran en 1930, plusieurs paysages du Maroc.

André HAMBOURG (1909-1999) : Après des études à Paris, il commence à exposer en 1929. Il devient pensionnaire de la Villa Abd-el-Tif en 1933. Il est envoyé en mission dans le sud marocain en 1937-38. Il passe presque dix années en Algérie et au Maroc. Il peint de jeunes femmes et des paysages. Il devient peintre de la Marine en 1952.

Paul Alexandre HANNAUX (1897-1954) : Plusieurs fois récompensé, boursier de la Ville de Paris, il rejoint la Casa Velasquez à Madrid en 1929, il obtient le Prix de Rome en 1932. Il séjourne en Afrique du Nord de 1942 à 1945 et voyage en Grèce et au Brésil.

Hector HANOTEAU (1823-1890) : Il étudie aux Beaux-Arts de Paris sous la direction de Jean-François Gigoux à partir de 1849. Il expose au Salon de Paris de 1847 à 1882. Il effectue un séjour en Algérie en 1854 où il rejoint son frère, général de l’armée et administrateur de plusieurs districts de Kabylie. Ce séjour lui donne l’occasion de rapporter de nombreuses vues mais il est surtout connu peintre de la Nièvre.

Francis HARBURGER (1905-1998) : Sa mère, Célestine Aboulker, elle-même artiste peintre lui a certainement transmis ses dons pour le dessin. Il étudie aux Beaux-Arts d’Oran sous la direction de Ferrando, sa ville natale, puis à Paris à partir de 1921. Il expose au Indépendants pour la première fois en 1926. Pendant la guerre, menacé par les lois antisémites, il retourne à Alger. De retour en France en 1945, il apprend que toute sa production antérieure restée en France a été spoliée ou détruite. Parmi ses oeuvres, celles que l’on peut qualifier d’orientalistes ont été réalisées dans les années ainsi que pendant son exil algérois de la seconde guerre.

Emile Amédée HAROUARD (XIX°) : Il débute au Salon en 1876. Il peint des scènes de genre, des paysages.

Auguste Marie HARZIC (1902-1988) : Né à Alger, il devient pensionnaire de la Casa Velasquez en 1933 puis enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger. Il obtient le Grand Prix Artistique de l’Algérie en 1937. Il rentre en France en 1945.

Mathilde Marguerite HAUTRIVE (1881-1963) : Elle étudie auprès de Fernand Humbert. Elle présente des paysages et des scènes urbaines. Elle utilise volontiers la gouache et le pastel. Elle a exposé au Salon des Artistes Français. On lui connaît des vues de Tunis.

Antoine Auguste Ernest HÉBERT (1817-1908) : Né à Grenoble, il se rend à Paris en 1835 pour intégrer l’atelier de David d’Angers puis devient l’élève de Delaroche et obtient en 1839 le Prix de Rome. Il peint principalement des sujets féminins, italiennes et orientales. Il voyage en Italie et en Allemagne. On lui a reproché de ne pas assez varier ses sujets. Son type féminin aux yeux alanguis et cernés est souvent répété. On ne peut toutefois pas nier qu’il se dégage de ses toiles un charme voilé, pénétrant. Il deviendra deux fois directeur de l’académie de France à Rome en 67-73 puis en 85-91. Il devient professeur aux Beaux-Arts en 1882. Quelques tableaux d’histoire ou bibliques sont l’occasion d’intégrer des détails ou des vues orientalistes.

Germaine HEBRARD (1889-?) : Elève de Adler et Humbert, elle expose des portraits et des paysages au Salon des Artistes Français.

André HEBUTERNE (1894-1992) : Boursier de la Villa Abd-el-Tif en 1930, il expose à Oran. Il peint des paysages du Sud Algérien, en particulier. Il a voyagé au Maroc. En 1934 il décide de rester en Algérie et s’installe à Oran et passe ses hivers dans la Sahara. Dans les années 40 il retourne à Meaux, sa ville natale mais retourne régulièrement en Algérie en compagnie d’Eugène Corneau dans les années 50 et 60.

Pierre Edmond Alexandre HEDOUIN (1820-1889) : Il étudie aux Beaux-Arts de Paris à partir de 1838 et intègre l’atelier de Delaroche. Il s’adonne d’abord au paysage et à la peinture de genre. Il débute au Salon en 1844. Il voyage en Algérie à partir de 1847. Ses thèmes favoris sont l’Espagne, la vie agricole et les scènes orientales. Il fut aussi décorateur, graveur et lithographe.

Maurice Henri HENSEL (1890-?) : Grand voyageur, il part en 1918 en Afrique et ira jusqu’en Océanie. Il peint des scènes algériennes, utilisant la gouache, l’aquarelle ou l’huile.

François de HERAIN (1877-1962) : Il expose à la Société Nationale des Beaux-Arts à partir de 1912 et au Salon des Indépendants à partir de 1926. Il a voyagé en Algérie et au Maroc à partir de 1924. Il en a rapporté des portraits et des paysages. Divorcé en 1914, sa femme se remariera avec le Maréchal Pétain… En 1930 il s’installe au Maroc. Il a été aussi graveur et sculpteur.

Abel HERVÉ (1858-?) : Elève de Léopold Morice. Il expose au Salon des Artistes Français en 1911.

Edouard HERZIG (1860-1926) : Suisse d’origine, il se rend à Marseille en 1883, puis embarque pour l’Algérie. Il s’installe en Kabylie. En 1886 il prend la nationalité française. Il étudie à l’école des Beaux-Arts d’Alger où il côtoie Alexandre Rigotard, Armand Assus, Louis Randavel, entre autres. Il expose pour la première fois en 1901, une expérience qu’il renouvellera presque chaque année. Il fut aussi décorateur, caricaturiste et illustrateur. Il est chargé de mission par le gouverneur général Jonnart pour parcourir l’Afrique du Nord afin d’étudier l’artisanat local et effectuer des relevés documentaires. Il est récompensé à l’Exposition des Arts Décoratifs de Paris en 1925. Il effectue un voyage d’études au Maroc en 1926, année de sa mort.

Alexandre-Auguste HIRSCH (1833-1912) : peintre et lithographe. Il entre à l’Ecole des Beaux-Arts en 1856 et débute en 1857 par des lithographies et des portraits.

René Charles Edmond HIS (1877-1960) : Elève de Jules Lefebvre et de Tony Robert-Fleury, il expose au Salon des Artistes Français et à celui de la Société Coloniale des Artistes Français à partir de 1900, principalement des paysages de Provence et d’Algérie.

E. Albert HOREL (1876-1964) : Il étudie sous la direction de Victor Prouvé et Emile Friant à Nancy. Il est peintre de paysages principalement. Il expose au Salon des Artistes Français et au Salon des Indépendants de 1909 à 1930.

Henri HOURTAL (1877-1944) : Il expose à partir de 1904 au Salon des Indépendants puis à la Société Nationale des Beaux-Arts et au Salon d’Automne. Ses scènes marocaines sont empreintes à la fois de vigueur et de spontanéité dans le trait et de discrétion et de respect dans le traitement du sujet.

Marius HUBERT-ROBERT (1895-XX°) : Peintre de paysages, il expose aux Indépendants en 1929.

Victor HUGUET (1835-1902) : Il fut élève d’Emile Loubon aux Beaux-Arts de Marseille puis d’Eugène Fromentin à Paris. A 17 ans, en 1852 il voyage en Egypte puis en 1853 en Crimée en compagnie du peintre de marine Durand Brager. Sous l’influence de ce dernier il s’oriente vers la peinture orientaliste et visite l’Algérie, la Libye, l’Egypte et l’Empire Ottoman. Il expose aux Salons de Marseille et de Paris dès 1859 puis à la Société des Peintres Orientalistes Français. Il excelle aussi dans la peinture de chevaux. A mesure que les années passent sa technique devient de plus en plus impressionniste. Ses œuvres, d’excellente facture, ne sont en général pas datées.

Léonie HUMBERT-VIGNOT (1878-1960) : Elle étudie auprès d’Alexandre Bonnarder, d’Edouart Toudouze à l’école des Beaux-Arts de Lyon. Elle expose au Salon de cette ville à partir de 1896 puis à Paris à partir de 1905 au Salon des Artistes Français.

 

 

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